"Il nous faut une femme!", la chronique de Teresa Cremisi

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Combien de fois ai-je entendu cette phrase… en général elle est exprimée au cours de réunions dans une entreprise, une association, un lycée, le siège d'un parti. Oui, oui, oui, disent des hommes tout à fait libérés et tout à fait féministes. Il nous faut une femme. C'est bien, c'est équilibré, c'est moderne. Une femme comme chef ou encore mieux comme sous-chef, c'est le must. Cela apportera une vision du monde différente, plus apaisée, plus sérieuse. Mais vous ne le saviez pas? Les hommes comptent sur les femmes pour travailler sérieusement. Certains d'entre eux vont encore plus loin dans leur admiration : sérieuses et sachant ne pas trop se mettre en avant.

Même dans un pays comme la France, il est souvent inutile d'essayer de faire comprendre que – professionnellement bien sûr – "les femmes" seraient des hommes comme les autres. Si j'utilise le conditionnel, c'est parce que la majorité des femmes se sous-estiment. Offrez une promotion surprise à un homme, il rentrera chez lui heureux d'avoir été finalement reconnu et dormira très bien. Faites pareil avec une femme, elle sourira inquiète et passera une nuit très agitée.

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Mais puisque l'on vous dit que la société entière s'accorde sur la volonté de "promouvoir les femmes"! 

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Françoise Giroud avait pourtant bien expliqué que "la femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente". Tiens, je m'aperçois qu'elle aussi a utilisé le conditionnel. Voilà un mode verbal q...


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