Faut-il encore suivre la règle des trois repas ?

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Petit déjeuner, déjeuner, dîner… Ce rythme quotidien ne repose pas sur des besoins métaboliques. Mais les habitudes alimentaires ont la vie dure.

Cet article est extrait du mensuel n°889 de Sciences et Avenir-La Recherche, daté mars 2021.

Trois quarts des Français restent attachés au modèle des trois repas quotidiens, fondé sur la convivialité (1). Mais cette organisation diffère selon les pays. Les Espagnols s'autorisent ainsi deux collations supplémentaires en milieu de matinée et d'après-midi tandis que les Suédois, après un petit-déjeuner et un sandwich le midi, partagent le repas de la journée vers 16-18 heures, auquel peut être ajouté un en-cas vers 21 heures. En France, ce n'est vraiment qu'au 19e siècle avec la révolution industrielle qu'apparaît la règle des trois repas. Le petit déjeuner permet de prendre des forces avant d'aller travailler tandis que le dîner devient populaire avec l'utilisation généralisée de la lumière artificielle, facilitant la prise des repas après la tombée de la nuit.

"Prendre trois repas par jour est devenu une norme sociétale mais ce principe ne repose pas réellement sur des besoins métaboliques. Pour certaines personnes, deux repas équilibrés peuvent suffire", remarque Damien Galtier, diététicien-nutritionniste au centre hospitalier Frédéric-Henri-Manhès, à Fleury-Mérogis (Essonne). S'y astreindre n'est donc pas nécessaire pour être en bonne santé, sachant qu'il est recommandé de répartir les apports caloriques dans la journée (1.800 à 2.000 kcal pour une femme et 2.100 à 2.700 kcal pour un homme). Mieux vaut respecter sa faim et sa satiété et éviter certaines erreurs de timing.

Le nombre de repas influencerait le poids

Les études sont contradictoires. Des chercheurs américains ont constaté que les personnes qui ne prennent qu'un ou deux repas par jour ont un indice de masse corporelle (IMC) diminué de 0,02 point en un an contre 0,02 à 0,04 point gagné chez celles qui se restaurent plus de trois fois. Selon cette même étude, un jeûne de 18 heures entre le dîner et le petit déjeuner entraînerait une perte de 0,03 point maximum d'IMC par an, contre une augmentation de 0,02 [...]

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