Faut-il craindre la libération de virus pathogènes avec la fonte du permafrost ? Décryptage

Nathalie Mayer, Journaliste
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À plusieurs reprises par le passé, l’humanité a été confrontée à des épidémies, voire à des pandémies, meurtrières. La « grippe espagnole » de 1918, due à une souche particulièrement virulente du virus, a fait entre 50 et 100 millions de morts dans le monde. La peste, causée elle par une bactérie nommée Yersinia pestis, ou encore la maladie à virus Ebola sont d’autres exemples connus. Et aujourd’hui, bien sûr, la Covid-19 que la directrice générale du Programme des Nations unies pour l’environnement considère comme un « message d’alerte pour notre civilisation qui joue avec le feu ».

Elle joue avec le feu en détruisant les espaces naturels et en faisant tomber les barrières qui existaient jusqu’alors entre les écosystèmes. Laissant la porte ouverte à des contacts rapprochés entre humains et espèces sauvages transportant des pathogènes infectieux. Une cause déterminante du développement de futur d’épidémies, selon les scientifiques.

Bacillus anthracis est la bactérie responsable de la maladie du charbon — l’anthrax, pour les anglophones. C’est l’une de celles qui pourraient être libérées par le dégel du pergélisol. © Kateryna_Kon, Adobe Stock
Bacillus anthracis est la bactérie responsable de la maladie du charbon — l’anthrax, pour les anglophones. C’est l’une de celles qui pourraient être libérées par le dégel du pergélisol. © Kateryna_Kon, Adobe Stock

Des bactéries libérées par le dégel du permafrost

Mais les activités humaines sont aussi à l’origine d’un autre phénomène qui pourrait poser problème. Le réchauffement climatique anthropique est aujourd’hui en train de provoquer la fonte du pergélisol — le permafrost, comme l’appellent les anglophones —, ces morceaux de sous-sol en principe durablement gelés. Un dégel qui libère petit à petit ce qui était retenu là, prisonnier depuis longtemps. Et notamment, alertent certains, des virus et des bactéries.

« Certaines bactéries sont à la fois extrêmement résistantes et pathogènes, tant pour les hommes que pour les animaux. C’est le cas de Bacillus anthracis, la bactérie responsable de la maladie du charbon — une maladie mortelle si l’on ne prend pas rapidement les antibiotiques appropriés pour l’éliminer ;...

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