Faut-il craindre les jeux à la "Squid game" dans les écoles?

·4 min de lecture
Squid game, la série à succès de Netflix, crée des situations tendues dans les cours d'école. (Photo: Netflix/Squid game)
Squid game, la série à succès de Netflix, crée des situations tendues dans les cours d'école. (Photo: Netflix/Squid game)

SQUID GAME - Après avoir été repérée en Belgique, l’infiltration dans les cours d’école de la série ultra violente Squid Game commencerait-elle dans l’Hexagone? Certains directeurs redoutent en effet la mise en scène de jeux dangereux tirés de la série.

La directrice d’une école primaire à Vannes raconte ainsi au HuffPost avoir “perçu l’amorce d’un jeu ‘1,2,3...soleil’ un peu violent”. Elle a tout de suite réagi et discuté avec les enfants. “J’ai vite compris qu’ils avaient vu la série”, assure-t-elle.

De même, à Paris, le directeur d’une école élémentaire a mis en garde les parents dans un courrier que Le HuffPost a pu consulter. “Depuis plusieurs jours, certains enfants de l’école parlent, font des dessins, imitent la série ‘Squid game’ qu’ils auraient vue sur Netflix. C’est une série très violente et interdite aux moins de 18 ans avec des scènes d’exécutions notamment”, alerte-t-il

À la Réunion également, des parents se sont plaints de coups portés au visage, aux tibias, aux poignets, de leurs enfants qui auraient perdu au jeu “1,2,3... soleil”, en cour de récréation.

“Nous l’avons pris au sérieux”

Devant l’amorce de ce phénomène, le ministère de l’Éducation nationale confirme au HuffPost avoir transmis un message d’alerte aux Directeurs des académies en région, les Dasen, pour les prévenir du phénomène. “Ils ont eux-mêmes lancé l’alerte auprès des écoles. À ce jour, mardi 12 octobre, nous n’avons pas eu de remontées ou de signalements massifs. Il semble s’agir d’un épiphénomène, mais nous l’avons pris au sérieux”, indique-t-on rue de Grenelle.

C’est ce qui ressort également des discussions avec les associations de parents d’élèves. La FCPE comme la Peep n’ont pas noté d’alertes préoccupantes. À la Peep, on nous précise que “seuls 3 ou 4 cas isolés ont été rapportés sur tout le territoire”. “C’est très peu comparé aux autres phénomènes de harcèlement ou de jeu du foulard”, explique la porte-parole Erika Choleau.

“C’est une mode née sur Twitter qui va faire pschitt, assure-t-elle. Elle crée l’actu et elle retombera assez vite. En attendant, et afin d’éviter tout débordement, nous avons publié un mot sur Facebook pour que les parents restent vigilants”.

La vigilance des parents... Dans l’école parisienne où le directeur a lancé une mise en garde, l’association des parents d’élèves s’est justement fendue d’un courrier aux autres parents. “Nous sommes très inquiets que de telles images puissent être accessibles à des enfants entre 6 et 10 ans et qu’ils puissent reproduire la violence à laquelle ils ont été exposés envers leurs camarades”, peut-on lire.

Privilégier le contrôle parental

L’enjeu ici est d’activer le contrôle parental sur Netflix. Concrètement, sur cette vidéo, vous trouverez les instructions pour mettre en place ce mode, que l’enfant ait moins de 7 ans, 13 ans ou 16 ans.

“Mais la réalité, c’est que ces enfants ne se sont pas connectés d’eux-mêmes la plupart du temps. Ils ont eu accès à cette série via leurs grands frères ou grandes soeurs”, reprend la porte-parole de la Peep. La fratrie n’a pas la même notion que les parents, de l’impact des images violentes sur les plus petits.

La première alerte venue de Belgique

Le phénomène serait né en Belgique, quelques jours à peine après la sortie de la série sur la plateforme, le 17 septembre. Ainsi, dans des établissements de la ville d’Erquelinnes à la frontière française, près de Maubeuge, plusieurs enfants se sont inspirés du premier épisode de la série dans laquelle sont organisés des parties de “1,2,3... soleil”. Dans la série “Squid game”, c’est un robot qui tue ceux qu’il voit bouger. Mais, dans ces cours d’école, les tirs du robot avaient été remplacés par des coups de fouet avec un cordon, rapporte la RTBF.

Dans la foulée, la direction des ces écoles belges a publié un message d’alerte sur Facebook, se disant “très vigilante pour que ce jeu malsain et dangereux soit stoppé”. Elle a aussi appelé les parents à sensibiliser les enfants aux dangers de ce type de jeu. Tout en indiquant que le vrai jeu “1,2,3... soleil” restait autorisé.

A voir également sur Le HuffPost: À Manille, la poupée “Squid Game” fait respecter le feu tricolore.

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

Lire aussi...

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles