«Notre Faust» II, une saison en enfer

Libération.fr

Le feuilleton théâtral sur le mal contemporain écrit par un pool d’auteurs revient aux Amandiers de Nanterre avec un héros amnésique et un décor épuré.

Nous sommes aux Amandiers, à Nanterre (Hauts-de-Seine), dans la petite salle de répétition à gauche du théâtre, à une poignée de jours de la première représentation d’un feuilleton théâtral : Notre Faust, saison 2, épisode 1. L’acteur Nicolas Maury (dans le rôle du Dr Henri Faust, ostéopathe dépressif) s’avance au bord du plateau, nous fixe et dit cette phrase : «Il faut passer du temps avec les objets du travail, quitte juste à faire semblant d’on ne sait pas quoi pour on ne sait pas qui.» On soutient son regard. On vient d’arriver ce samedi, il est 16 heures, on est tombé là, on ne comprend pas très bien ce qui se passe mais on attrape au vol les mots, ils nous calent sur la chaise.

Qu’est-ce qu’on comprend, quand on ne comprend pas ? Eh bien quand même pas mal de choses. Par exemple, la petite troupe d’acteurs est en blanc, ils participent à un mariage, celui de la sœur de Faust, Rachel (Cécile Fisera), avec Wurtz (Gaëtan Vourc’h), un quasi-dieu, président de FéliCity, une clinique paradisiaque pour rester éternellement jeune. Ils se tiennent immobiles devant une baie vitrée pour la photo. Derrière la paroi, le dehors. Non pas le vrai dehors, c’est une image agrandie, mais elle semble représenter l’extérieur du théâtre, le chemin qu’on vient de parcourir, l’arborescence d’arbres et de végétations mêlés qui poussent derrière les Amandiers. Avec, sur la scène, la butte qu’on a escaladée.

«Aucune gloriole»

Stéphane Bouquet, scénariste, poète, écrivain, et coauteur de Notre Faust avec Nicolas Doutey, Liliane Giraudon, Noëlle Renaude, Anaïs Vaugelade, et Robert Cantarella, rit et balaie notre construction : «Vous pensez ? Moi, je vois le Stromboli !» Que fait ici Stéphane Bouquet ? Il monte le texte écrit à douze mains en six mois, à la manière des équipes de scénaristes des séries télé, par un «groupe d’auteurs» comme (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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