«Fausses nouvelles» contre l'armée russe: quand certains citoyens appuient les autorités

Après l'envoi de soldats russes en Ukraine le 24 février, a été votée le 4 mars une loi qui interdit de « discréditer les forces armées russes », sous peine maximale de 15 ans de prison. Selon un rapport du gendarme de l’Internet et des télécoms, les signalements qui lui ont été faits pour non-respect de cette loi ont explosé.

De notre correspondante à Moscou,

25% de signalements de plus que l'année dernière à la même époque : le gendarme russe de l'Internet lui-même révèle ce chiffre, dans un rapport rendu public sur son site officiel jeudi 25 août. Requêtes écrites sur Internet ou par la Poste, coups de fil...

Au total, il y a eu très exactement 144 835 démarches en six mois, note Roskomnadzor, avec un pic en mars dernier, soit au moment du vote de la loi réprimant officiellement les fausses informations sur l'armée.

C'était aussi au moment où les derniers médias indépendants russes stoppaient toute activité dans le pays : la télévision Dojd, déjà classée agent de l'étranger l’été dernier, la radio Ekho Moskvy (Écho de Moscou) le 3 mars, le quotidien Novaïa Gazeta le 28 mars...

Roskomnadzor ne précise par la proportion exacte des signalements, mais note que « la plupart concernaient les informations illégales sur internet et les faux sur l'opération spéciale en Ukraine ».

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