Fausses factures avec Bygmalion : un ex-ministre condamné en appel

Source AFP
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Henri Plagnol à l'Assemblée nationale, en 2003 (photo d'illustration).
Henri Plagnol à l'Assemblée nationale, en 2003 (photo d'illustration).

Henri Plagnol n'aura pas eu gain de cause devant la justice, même en appel. Cet ancien secrétaire d'État sous Jacques Chirac, (2002-2004) a été condamné vendredi en appel à Paris à un an d'emprisonnement avec sursis, 8 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour avoir cautionné un système de fausses factures émanant d'une filiale de Bygmalion lorsqu'il dirigeait la mairie de Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne.

Ce jugement confirme la peine prononcée en première instance par le tribunal de Créteil contre l'ancien maire divers droite (2008-2014), reconnu coupable de complicité de détournement de fonds publics. Interrogé par l'Agence France-Presse, son avocat, Me Jérôme Grand d'Esnon, n'a pas souhaité commenter cette nouvelle décision et a indiqué réfléchir à un éventuel pourvoi en cassation. Le patron de Bygmalion, Bastien Millot, avait écopé de quinze mois d'emprisonnement, dont six ferme, en première instance pour recel de détournement de fonds. Après avoir fait appel, il s'était désisté, et ce jugement est donc définitif.

Complot politique

Lors de son procès en première instance, Henri Plagnol avait crié au complot politique, fomenté, selon lui, par son ancien adjoint frondeur et actuel maire de Saint-Maur, Sylvain Berrios, arrivé à la tête de la ville en 2014 au terme d'une élection fratricide. « L'argent des contribuables saint-mauriens, indûment dépensé, va revenir aux contribuables saint-mauriens », a réagi le maire dans un communiqué t [...] Lire la suite