Prêts aux entreprises : ce n'est pas "open-bar", prévient le gouverneur de la Banque de France

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"Une dette, c’est fait pour être remboursée, tôt ou tard. Si on ne rembourse pas sa dette, ensuite plus personne ne peut prêter !", a martelé jeudi sur Europe 1 François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, à propos des prêts garantis par l’État (PGE) attribués aux entreprises, alors que certains appellent à annuler purement et simplement l'ardoise.

"L'argent public, c'est le nôtre"

"Les PGE peuvent être prolongés, mais doivent être remboursés. S’ils ne l’étaient pas, c’est nous, contribuables, qui payerions l'addition. On dit l'Etat, mais l’Etat c’est nous, l’argent public, c’est le nôtre, celui de nos enfants. Ça ne peut pas être open bar !", a soutenu le gouverneur de la Banque de France, balayant ainsi l'hypothèse selon laquelle ces prêts pourraient ne jamais être remboursés.

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En revanche, "les taux d'intérêt sont bas, ils vont le rester", a assuré François Villeroy de Galhau. "On a fait mieux que les autres pays européens" en la matière, s'est-il félicité, car "il y a eu plus de PGE qu'ailleurs, le montant est plus élevé, ils ont été essentiellement aux petites entreprises, et ils ont les taux les plus bas d’Europe. Donc c’est favorable et cela a aidé la trésorerie des entreprises".

Relancer l'investissement

"Mais ça ne suffit pas", a-t-il rappelé. "On s'est occupé de la trésorerie", mais sa crainte réside désormais dans la relance de l'investissement, qui pourrait être &...


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