Fascinant : les huit bras des poulpes possèdent chacun leur « cerveau »

Julie Kern, Rédactrice scientifique
·2 min de lecture

Avec huit bras, trois cœurs et neuf cerveaux, les pieuvres font presque figure d’extraterrestre par rapport aux autres animaux. L’espèce Octopus vulgaris, ou pieuvre commune, est la plus étudiée par les scientifiques, notamment pour sa fascinante intelligence. Ouvrir un pot en verre, se repérer dans des labyrinthes complexes ou encore prédire le résultat de match de foot, tout cela est à la portée du céphalopode.

Les pieuvres sont-elles des extraterrestres ?

Son système nerveux est composé d’à peu près 50 millions de neurones, soit autant qu’un chien. Mais ces derniers ne sont pas organisés de la même façon. Chez la plupart des vertébrés, la majorité des neurones sont rassemblés dans le système nerveux central. Or, chez les poulpes, un tiers des neurones forme un cerveau central et les deux tiers restant des cerveaux périphériques, situés notamment dans ses huit bras.

Ces bras sont des curiosités de la nature. Composés d’environ 200 ventouses, ils peuvent se mouvoir et se tordre dans tous les sens et permettent à la pieuvre de toucher, sentir et goûter son environnement. Ils ne sont juste pas capables de percevoir des stimuli visuels. Le « cerveau » périphérique situé dans chaque bras intègre ces informations sensorielles. Cela signifie-t-il que les bras des pieuvres peuvent évoluer indépendamment du cerveau principal ? Eh bien non, il existe un échange d’informations entre les huit cerveaux périphériques et le cerveau principal. D’ailleurs, il est beaucoup plus important que les scientifiques ne le pensaient auparavant.

Octopus vulgaris, ou pieuvre commune, vit notamment en Méditerranée. © Albert Kok, Wikimedia
Octopus vulgaris, ou pieuvre commune, vit notamment en Méditerranée. © Albert Kok, Wikimedia

La communication entre neuf cerveaux

Pour comprendre quelles informations sont transmises par les cerveaux périphériques, les scientifiques de l’université d’Osaka ont entraîné six poulpes communs à récupérer de la nourriture dans une des branches d’un labyrinthe en forme de Y. Ces résultats sont publiés dans Current Biology.

À force d’entraînement, cinq...

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