Fantasy et metal : un demi-siècle d’accords majeurs

Par William Blanc
·1 min de lecture
Wyld
Wyld

William Blanc est historien. Il est notamment l'auteur de Winter Is Coming, une brève histoire politique de la fantasy, de Super-Héros, une histoire politique et du Roi Arthur, un mythe contemporain. Il a également participé au Dictionnaire de la fantasy dirigé par Anne Besson.

Entre les morceaux aériens remplis de références draconiques des Italiens de Rhapsody of Fire, les costumes évoquant des orcs des démons ou des zombies des Finlandais de Lordi, qui firent scandale à l'Eurovision 2006 ou l'album que les Allemands de Blind Guardian consacrent en 1998 au Silmarillion de Tolkien, difficile d'échapper à la fantasy dans le heavy metal. Il est vrai que ce genre, inventé progressivement à partir de la fin des années 1960 avec le matriciel groupe britannique Black Sabbath, a développé très vite une passion pour le merveilleux épique. Ce phénomène a pour origine la fascination des premières formations de hard rock anglaises pour un Moyen Âge fantasmé, et particulièrement celui du Seigneur des anneaux, dont l'exemple le plus connu de célébration reste sans conteste Led Zeppelin

Mais là où la formation hard rock de Robert Plant et Jimmy Page parsemait çà et là ses chansons d'allusions à Tolkien ou au mythe arthurien, les groupes de metal vont, eux, changer radicalement leur musique afin qu'elle s'accorde à la fantasy. Parce que le genre se construit, comme la littérature médiévale dont il s'inspire, sur de grands cycles constitués parfois de plusieurs milliers de [...] Lire la suite