Fanny Lederlin : "Le télétravail grignote peu à peu toutes les sphères de nos vies"

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Fanny Lederlin est doctorante en philosophie et a publié début 2020 "Les dépossédés de l'open space" (PUF), un ouvrage dans lequel elle explorait les évolutions du travail. Un an après le premier confinement, elle revient avec nous sur la mise en place massive du télétravail.

Marianne : Quel bilan après un an de télétravail ?Fanny Lederlin : Tout dépend de quel point de vue on se place. Techniquement, cette expérimentation à marche forcée se révèle une réussite : en quelques semaines à peine, nous sommes passés, en France, d’une pratique minoritaire et extrêmement frileuse du télétravail (3 à 7 % des actifs télétravaillaient) à une pratique massive et courante dans tous les métiers télétravaillables (services, administrations, métiers de la connaissance, etc., soit environ 40 % des actifs). Cela a été possible parce que les technologies (Zoom, Teams, Outlook, Hubstaff, etc.) étaient prêtes. Mais il faut souligner que l’organisation du travail a aussi su s’adapter, en partie grâce à l’implication des " middle managers " et plus globalement grâce à celle des télétravailleurs qui semblent avoir très fiables et très impliqués durant toute la période. Ce qui explique sans doute qu’économiquement, le bilan soit aussi positif, puisque les dernières études témoignent du maintien, voire d’une hausse de la productivité en télétravail (qui peut aller jusqu’à +20 %).Mais sur le plan social et existentiel, le bilan est loin d’être aussi rose. Sur le plan social d’abord, le...

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