Des familles réclament devant la justice européenne le rapatriement de leurs enfants de Syrie

·1 min de lecture

Elles avaient la vingtaine quand elles ont emmené leurs enfants en Syrie pour rejoindre les djihadistes. Aujourd'hui deux couples réclament le rapatriement de leurs filles et de leurs petits-enfants, retenus dans des camps en Syrie.

La Cour européenne des droits de l'Homme a commencé l'examen des requêtes de ces grands-parents désespérés.

Toutes les voies de recours ayant été épuisées en France, la CEDH va trancher, dans plusieurs mois.

"Celle qui fait souffrir ses enfants aujourd'hui, c'est la France, c'est mon pays parce qu'elle refuse de les rapatrier. La France expose ses enfants à des traitements inhumains et dégradants, regrette Marie Dosé, avocate des familles qui cherchent à rapatrier les leurs, détenus en Syrie. C'est parce qu'elle refuse de les rapatrier qu'ils souffrent de ces traitements inhumains et dégradants. Elle choisit les enfants qu'elle rapatrie, elle choisit donc de laisser les autres exposés au pire."

Retraité de 66 ans, ce père de famille n'a rien pu faire pour empêcher sa fille de partir. Ces grands-parents se sentent victimes de Daesh aussi :

"J'ai quatre enfants. Ma fille est partie, elle avait 26 ans. Elle n'habitait plus à la maison ; je la voyais deux fois par an. Ça arrive comme ça ! Pour qui ? Pourquoi ? On a aucune explication, rien !"

Le ministère français des Affaires étrangères affirme qu'il n'exerce pas de contrôle sur les ressortissants français en Syrie, ni sur les camps où ces femmes sont détenues, et ne peut donc être tenu responsable d'éventuelles violations des droits de l'Homme.

Selon l'ONG britannique Save The Children 62 enfants sont décédés depuis le début de l'année dans les camps d'Al-Hol et de Roj en raison de conditions de vie insoutenables. Ces camps abriteraient 40 000 enfants.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles