“Des familles entières décimées” dans le séisme le plus meurtrier des vingt dernières années

KIANA HAYERI / NYT

“Adil Khan et sa famille dormaient dans leur maison de briques d’argile lorsqu’un tremblement de terre de magnitude 6,1 [sur l’échelle de Richter] a ravagé leur village reculé de la province de Paktika, dans le sud-est de l’Afghanistan”, rapporte Gandhara. Adil Khan, étudiant, est parvenu à se hisser hors des décombres mais de nombreux membres de sa famille étendue ont été ensevelis sous les gravats. “Vingt-sept d’entre eux, y compris sa femme et ses enfants sont morts.”

Ils figurent parmi les plus de 1 000 personnes tuées lors du séisme dévastateur qui a frappé les régions de Pakitka et de Khost dans la nuit du 21 au 22 juin. Plus de 1 500 personnes ont également été blessées dans ce tremblement de terre, le plus meurtrier des deux dernières décennies en Afghanistan. Adil Khan a confié au média afghan :

“Des familles entières ont été décimées. Tous les survivants enterrent leurs morts.”

Certains ont été contraints de fouiller les débris à mains nues dans l’espoir de retrouver des survivants.

Des enterrements de masse ont été organisés

Cette zone de l’Afghanistan est particulièrement vulnérable en raison de la piètre qualité des constructions. Et les opérations de sauvetage ont été compliquées par des conditions difficiles, notamment des fortes pluies et des glissements de terrain, et par l’inaccessibilité de nombreux villages, nichés à flanc de montagne.

Le district de Gayan, dans la province de Paktika, a été transformé “en fosse commune aujourd’hui”, se désole Haji Baqi, un travailleur social de Gayan, au journaliste afghan Bilal Sarwary, qui a relayé ses propos sur Twitter, le 22 juin. “Des villages entiers ont été détruits. Des femmes et des enfants figurent parmi les morts et les blessés”, a-t-il poursuivi. Des enterrements de masse ont été organisés. Gandhara écrit :

“Les survivants, dans l’incapacité d’enterrer leurs morts avec leurs mains ou des pelles, ont déposé leurs corps devant les maisons et dans leurs cours.”

Un test majeur pour le gouvernement taliban

“La catastrophe est un test majeur pour le gouvernement radical dirigé par les talibans”, estime le média en ligne. Après la prise de pouvoir des talibans le 15 août, les sanctions internationales et la disparition d’une grande partie de l’aide ont provoqué une grave crise économique en Afghanistan. “Aujourd’hui, près de la moitié des 39 millions d’habitants du pays sont confrontés à des niveaux d’insécurité alimentaire potentiellement mortels, selon le programme alimentaire mondial”, souligne le New York Times.

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