La famille d’un homme tué par un gendarme conteste la légitime défense

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Un gendarme tue un homme, sa famille remet en cause la légitime défense

La semaine dernière, un homme a été tué par un gendarme au cours d’une intervention pour cambriolage. La famille de la victime a porté plainte contre l’auteur des coups de feu et remet en cause la supposée situation de légitime défense.

C’est une affaire difficile qui s’ouvre en Haute-Savoie. Une semaine après la mort d’un homme sous les coups de feu d’un gendarme, la famille de la victime dénonce une réponse excessive et inappropriée, rapporte Sud-Ouest. Elle a donc porté plainte contre le fonctionnaire, l’accusant d’avoir tiré alors qu’il n’était pas en situation de légitime défense.

Tout commence le 5 juillet à Bossey, à la frontière franco-suisse, quand une société de sécurité privée repère deux hommes qui ont garé un fourgon sur un parking. Jugeant leur comportement suspect, elle prévient la gendarmerie qui envoie un véhicule à bord duquel se trouvent deux militaires. Lorsqu’ils arrivent sur place, l’un des deux hommes signalés s’enfuit tandis que l’autre remonte dans son camion et prend la route. Neuf balles ont été tirées sur le fuyard, dont une a été mortelle.

Deux versions divergentes

C’est là que les versions divergent. Selon les gendarmes, le conducteur a foncé vers leur véhicule à toute vitesse dans le but de les percuter. Ils disent avoir dû se coller à leur véhicule pour éviter la collision et avoir dû tirer sur le fuyard pour protéger leurs vies. Côté famille, le son de cloche est bien différent. Là où les forces de l’ordre voient un cas de légitime défense, les proches du défunt voient un homicide involontaire, comme l'a révélé le site d'information Le Média. Ils considèrent en effet que jamais le fuyard n’a pris la direction du véhicule de gendarmerie ni n’a essayé de percuter ses occupants.

Deux enquêtes ont donc été ouvertes parallèlement. La première se penche sur les faits présumés de vol de motos, d’association de malfaiteurs, de refus d’obtempérer et de tentative d’homicide sur les gendarmes. La seconde porte sur les coups de feu tirés par les militaires, et la mort de la victime. Le fuyard à pied a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, le tireur a quant à lui été placé sous le statut de témoin assisté.

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