Les fameux "masters perdus" de Bob Marley retrouvés et restaurés

Laure Narlian
Les fans de Bob Marley connaissent ces enregistrements sous le nom "The Lost Masters". Ils ont été retrouvés l'an passé par hasard dans le sous-sol d'un hôtel londonien où ils prenaient la poussière depuis quarante ans. Très endommagés, ils ont été restaurés avec patience et ont retrouvé une qualité de son impeccable, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

Que contiennent ces "masters perdus" et retrouvés?

Les bandes retrouvées contiennent les enregistrements live de concerts de Bob Marley à Londres et Paris, et en particulier du concert du Pavillon de Paris (à la Villette) en 1978. Mais aussi au Lyceum de Londres en 1975, au Hammersmith Odeon en 1976 et au Rainbow en 1977.

Enregistrées grâce au studio 24 pistes mobile prêté par les Rolling Stones, elles contiennent les versions live de nombre de classiques de l'icône jamaïcaine dont "Jammin", "Exodus", "No Woman No Cry" et "I Shot The Sheriff".

Ce reportage d'Antenne 2 sur Bob Marley lors de son passage à Paris en mai 1977 permet de se replacer dans le contexte de l'époque, grâce aux archives de l'INA.

Treize enregistrements très abîmés exhumés d'un sous-sol

C'est dans le sous-sol d'un hôtel modeste du Nord-Ouest de Londres où Bob Marley et ses Wailers séjournaient durant leurs tournées européennes au mitan des années 70, que les 13 master tapes analogiques ont été découvertes l'an dernier dans des cartons, rapporte le Guardian. 

Mais les bandes étaient si sérieusement endommagées, abîmées notamment par un dégât des eaux (on peut en voir une photo ici publiée par le Guardian), qu'elles semblaient irréparrables et bonnes pour la poubelle. Pourtant, après douze mois de patiente restauration "centimètre par centimètre" mettant en oeuvre les dernières techniques sonores, 10 masters sur 13 ont pu être parfaitement restaurés (deux étaient vierges et un autre était trop abîmé).

Le maître d'oeuvre, le technicien sonore Martin Nichols, assure lui-même être "surpris du resultat". Car les enregistrements "sont maintenant au format digital et en très haute qualité" alors qu'il les avait trouvés si pleins "de crasse" qu'une restauration semblait sans issue.

La restauration a coûté 25.000 livres (soit 29.000 euros) mais selon Martin Nichols cela valait le coup: ces enregistrements ont hérissé de bonheur ses cheveux sur la nuque. On ignore cependant quand ces enregistrements seront publiés afin d'être gratifiés à notre tour de ces agréables sensations le long de l'échine. 


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