"Il fallait choquer": le syndicat Alliance Police assume sa phrase-choc contre l'institution judiciaire

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Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance sur notre plateau - BFMTV
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance sur notre plateau - BFMTV

"Le problème de la police, c'est la justice". Depuis le rassemblement des policiers devant l'Assemblée nationale à Paris ce mercredi, la phrase prononcée à la tribune par Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale, fait grand bruit au sein de la classe politique et chez les magistrats.

"(La justice) doit rendre des comptes sur des décisions et sur ses actes. Le citoyen est en droit de savoir pourquoi toutes ces crapules n'ont plus peur des forces de l'ordre", avait ajouté le syndicaliste, alors que les policiers réclamaient plus de fermeté de l'institution judiciaire à l'égard de leurs aggresseurs.

Des propos "assumés à 300%"

Invité sur le plateau de BFMTV ce jeudi matin, Fabien Vanhemelryck persiste et signe. "Les mots n'ont pas dépassé notre pensée, ils étaient bien choisis et écrits. Il fallait choquer, mettre en exergue la situation dans laquelle les policiers sont tous les jours", a-t-il assuré, ajoutant assumer à "300% ces propos".

Pour le syndicaliste, la "polémique" permet de parler de la situation des policiers pour "trouver des solutions pour que [ses] collègues puissent travailler un peu plus sereinement et surtout qu'on ne se retrouve pas avec des drames comme à Avignon (le meurtre du brigadier Eric Masson début mai, NDLR)".

"Si on n'est pas là pour dénoncer certaines choses, pour faire avancer les choses, continuons à nous taire comme on fait depuis des années et on arrivera à une situation encore plus catastrophique qu'on connaît", a-t-il estimé.

Peu après le rassemblement, à l'Assemblée nationale, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti avait vivement réagi aux propos du syndicat, affirmant que "les policiers et les magistrats de ce pays sont dans la même barque républicaine".

"La justice est une institution essentielle, elle est notre pacte social et notre pacte républicain", avait ajouté Éric Dupond-Moretti, prévenant qu'il y avait une "frontière, une "ligne rouge" à ne pas dépasser: "le respect que l'on doit aux institutions".

"Je ne pense pas que toute la Justice est d'accord avec lui (...) tout le monde pourra le prendre comme il veut, ça nous est égal", lui a répondu Fabien Vanhemelryck.

Article original publié sur BFMTV.com

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