Faits, procédures: ce que l'on sait de l'affaire Lahaye après la mise en examen du chanteur

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Jean-Luc Lahaye en 2012 - François Lo Presti  - AFP
Jean-Luc Lahaye en 2012 - François Lo Presti - AFP

Le chanteur de 68 ans avait été interpellé mercredi, puis placé en garde à vue dans les locaux de l'Office central pour la répression des violences aux personnes. Soupçonné de viols sur deux mineures de plus de 15 ans, ainsi que de corruption de mineures de plus de 15 ans, il a finalement été mis en examen sous ces chefs ce vendredi soir. Retour sur une affaire nourrie par les accusations de deux plaignantes, dont les faits s'étalent au long des années 2013 à 2018, et ont agité la chronique judiciaire à plusieurs reprises depuis lors.

Lahaye: une affaire de longue haleine au milieu d'un lourd passif

Au centre de l'affaire, des accusations lancées à l'encontre de l'artiste par deux jeunes filles: Romane G. et Emmanuelle P. Dans les deux cas, celles-ci, âgées de 16 à 17 ans à l'époque, pointent des faits survenus dans une période temporelle longue de plusieurs années. De 2013 à 2015, entre Paris et la Sarthe, pour Romane G. et de 2016 à 2018, entre Paris et Melun, en ce qui concerne la seconde victime présumée.

Il faut noter que Jean-Luc Lahaye a déjà été condamné pour corruption de mineurs dans le dossier établi autour de ses agissements à l'encontre de Romane G. C'était en 2015, et il avait écopé une peine d'un an de prison avec sursis, et d'une inscription au Fichier des auteurs d'infractions sexuelles. On lui reprochait des propositions sexuelles à l'encontre de sa victime, qui n'avait cependant pas déposé plainte.

La relance récente de cette affaire s'explique par la réévaluation des faits opérée par Romane G. au fil des ans. Elle considère aujourd'hui qu'elle était sous emprise et que la relation qu'elle a eue avec Jean-Luc Lahaye n'était pas consentie. Plus précisément, elle estime aujourd'hui avoir subi un viol et a déposé une plainte en ce sens en 2018. C'est cette plainte qui vaut à présent à Jean-Luc Lahaye sa mise en examen.

Le détail de l'affaire Emmanuelle P. n'est en revanche pas connu à cette heure. Les éléments du réquisitoire introductif ont toutefois permis de savoir que la plaignante évoquait des viols, commis entre le 18 mai 2016 et le 14 janvier 2018.

Par ailleurs, Jean-Luc Lahaye avait déjà été condamné en 2007 à une amende de 10.000 euros pour une affaire de corruption de mineurs.

Jusqu'à quatre gardés à vue

Jean-Luc Lahaye a été déféré ce vendredi matin devant le juge d'instruction à l'issue de 48 heures de garde à vue. C'est ce rendez-vous qui a déterminé sa mise en examen. Le sexagénaire était alors le dernier gardé à vue, cependant trois autres personnes avaient précédemment été astreintes à ce régime dans le cadre de l'affaire, avant que ces procédures soient levées.

On compte tout d'abord au nombre de celles-ci, la propre fille du chanteur, Margaux Lahaye. Elle l'était au titre de subornation de témoins. Concrètement, elle est soupçonnée d'avoir fait pression sur les plaignantes pour qu'elles ne déposent pas plainte. Sa garde à vue a été levée dès mardi soir, notamment en raison de son état de santé.

Les deux autres gardées à vue n'étaient autres que les mères des deux victimes présumées. Les enquêteurs ont ainsi voulu les entendre pour non-dénonciation de crime. Les deux femmes sont soupçonnées d'avoir consenti aux relations entre leur fille et le chanteur. Leurs gardes à vue ont respectivement pris fin jeudi soir et ce vendredi matin.

Article original publié sur BFMTV.com

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