"De fait, des policiers ont tué": Sandrine Rousseau soutient les propos de Jean-Luc Mélenchon

Sandrine Rousseau sur le plateau de France 2, le 8 juin 2022.  - Capture d'écran Twitter
Sandrine Rousseau sur le plateau de France 2, le 8 juin 2022. - Capture d'écran Twitter

Une "insulte aux policiers" qui "déshonore ceux qui veulent gouverner" pour le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, une déclaration "très choquante" pour la Première ministre Elisabeth Borne, jusqu'à Marine Le Pen brocardant une "diffamation extrêmement lourde". C'est peu dire que le tweet, "La police tue", publié par Jean-Luc Mélenchon après la mort d'une jeune femme touchée par les tirs de policiers après un refus d'obtempérer à Paris ce week-end a agité la classe politique ces trois derniers jours.

Ce mercredi matin, Sandrine Rousseau, candidate de la Nupes dans la 9e circonscription de la capitale, s'est montrée solidaire des propos de son leader. Invitée sur le plateau des 4 Vérités de France 2 et interrogée sur cette affaire, l'écologiste a été dans le même sens que Jean-Luc Mélenchon.

"De fait, des policiers ont tué une femme de 21 ans et de fait ce n’est pas la première fois. Il y a Cédric Chouviat, et il y en a d’autres. L’enjeu, c’est qu’elle ne tue plus", a-t-elle lancé.

"Notre doctrine de maintien de l'ordre ne va pas du tout"

La prétendante de l'union de la gauche aux législatives a poursuivi: "Pour ça, il faut revoir la loi et faire en sorte que la légitime défense soit au cœur de l’action des policiers – c’est-à-dire qu’ils ne puissent tirer qu’en cas de légitime défense."

"On a aujourd’hui une doctrine du maintien de l’ordre qui ne va pas du tout. On l’a vu avec les incidents de la Gare de l’Est, on l’a vu au Stade de France. On déploie une force excessive", a-t-elle encore illustré.

La garde à vue des trois fonctionnaires de police impliqués dans l'intervention mise en cause a été levée hier et si une information judiciaire a été ouverte, aucune mise en examen n'a été prononcée. Sandrine Rousseau a commenté:

"Je pense qu’il faut une justice beaucoup plus indépendante de la police et en l’occurrence, notre problème c’est que l’IGPN est à l’intérieur de la police."

"Il faut l’en sortir pour avoir des enquêtes totalement indépendantes dont les résultats ne soient pas contestables", a-t-elle plaidé.

Article original publié sur BFMTV.com

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