«Il a fait un long discours pour dire pas grand-chose»

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Pendant la présidentielle, Libération sonde des lieux de la «France invisible», hors des radars habituels des médias. Ce mercredi, le lycée professionnel Saint-Philippe de la fondation Apprentis d’Auteuil, à Meudon (Hauts-de-Seine).

Devinette : qui suis-je ? «Il a commencé à se présenter en nous disant qu’il n’était pas un homme politique», avance comme premier indice Vincent, 19 ans, avec une légère moue - lui pense qu’il a tout l’air d’en être un, de politique. «Après, il a parlé de l’univers, enchaîne un camarade. Il a aussi dit être là pour nous sen-si-bi-li-ser.»

Pour être honnête, Ketsrey n’en avait jamais entendu parler avant de le rencontrer. Il tient tout de même à préciser ne pas être hyper bon en association visage-nom. Les autres élèves l’avaient tous déjà vu à la télévision : il présentait des émissions.

Avec ces indices, la réponse à la devinette est facile : Nicolas Hulot était au lycée en début de semaine, quelques jours après le lancement de son appel des solidarités avec 80 associations et ONG, dont la fondation Apprentis d’Auteuil. A un mois de l’élection présidentielle, le militant écologiste espère ainsi peser un peu dans le débat, et pousser les candidats à s’engager dans la lutte contre les inégalités. La solidarité est «une condition à la paix sociale» et non pas «une option», dit-il.

Le message ne semble pas être super bien passé auprès de nos dix camarades en lycée professionnel, que l’on suit chaque semaine depuis janvier. «Il a fait un long discours pour dire pas grand-chose», raconte Jahmyn. «On a tenté de lui poser des questions à la fin, mais ça ne servait pas à grand-chose, c’est comme s’il retournait nos phrases pour lui», poursuit Thomas. Il sort son téléphone : Nicolas Hulot a quand même fait un petit selfie, «direct dans ma story» (comprendre : tout de suite ajouté sur le réseau social Snapchat). Les autres se moquent un peu.

Amin, lui, a passé sa matinée à se cacher comme il pouvait, pour fuir les caméras. «Il est venu pour se donner (...)

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