"Vous en en avez fait une femme fictive" : au procès Fillon, la dernière charge de la défense

La charge de mardi des deux magistrats du parquet résonne encore dans toutes les têtes.

Ce mercredi matin 11 mars, la défense de Penelope Fillon plaide en premier. Les prescriptions d’abord, via Me Joris Monin de Flaugergues. Puis Me Pierre Cornut Gentille se lève. Via l’avocat de Penelope Filon, on veut enfin entendre celle qui a si peu parlé. On attend qu’il la campe dans la Sarthe, en bottes, parcourant les prés, discutant avec les paysans du cru. Qu’il fasse sentir sa présence dans le bocage. Depuis le début de ce procès, il manque une fresque d’ensemble. Son portrait. Leur portrait. L’attente est grande tant avec ce couple Fillon, Balzac est là.

Avec eux, leurs comptes bancaires, leur discrétion, leur supplice visible à l’oeil nu à cette barre, on baigne en plein drame provincial. Le Manoir de Beaucé est au centre du tableau. Sa barrière à l’entrée, sa grille du parc sans boîte aux lettres. On entend les graviers de l’allée qui crissent. On veut apercevoir Penelope Fillon ouvrir la porte et recevoir les enveloppes, parler avec ces électeurs inconnus qui s’avancent pour toucher un mot à leur député. On veut visualiser enfin ce personnage que « vend » la défense depuis trois ans, jusque là en vain, d’une Penelope Fillon acteur local incontournable.

prendre le pouls du pays "réel"

Dans le dossier, plusieurs témoignages vont pourtant dans ce sens. Notamment celui d’un ancien salarié de Matignon, qui jure que depuis 1981, Penelope Fillon a été la première «


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