"Je fais des cauchemars toutes les nuits" : d'anciens voisins du squat de Jawad Bendaoud veulent être reconnus comme des victimes du terrorisme

Mathilde Lemaire, franceinfo
Après l'assaut du Raid à Saint-Denis près de Paris le 18 novembre 2015, tous ont mis des mois, voire des années à retrouver un logement. Ils demandent une reconnaissance de leur statut de victime. 

Les voisins du squat de Jawad Bendaoud sont entendus à partir du 6 décembre dans le procès en appel du "logeur de Daech", jugé depuis le 21 novembre au palais de justice de Paris, pour avoir hébergé, après les attaques terroristes du 13-Novembre, les deux jihadistes survivants, et notamment Abdelhamid Abaaoud, cerveau de ces attentats. Jawad Bendaoud avait été relaxé en première instance en février dernier et nie toujours avoir jamais su que les hommes qu'il logeait étaient des terroristes.


Certaines des 780 parties civiles de ce dossier, toujours très traumatisées, sont entendues par la cour, et notamment les habitants du 48, rue de la République à Saint-Denis aussi appelé le Corbillon, l'immeuble où se trouvait ce squat de Jawad, où a été logé le commando du 13-Novembre et où le Raid a mené l'assaut.

Toujours en hypervigilance, sursautant au moindre bruit

Ces habitants réclament une reconnaissance et des indemnités depuis trois ans maintenant, comme Lahi, 63 ans, qui vivait bâtiment D, dans l'appartement jouxtant celui où se trouvaient les terroristes. Quand l'assaut a débuté à l'aube, le sexagénaire a été tiré du lit pas les claquements de balles. Terrifié, projeté au sol, il a cru mourir, pendant quatre heures, des milliers de munitions ont été tirées. Ces moments-là, l'ouvrier en plomberie les revit sans cesse depuis trois (...)

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