"Je fais appel à vos convictions": Véran demande à ses "anciens camarades" du PS de rejoindre la majorité

Le ministre de la Santé Olivier Véran le 20 janvier 2022 à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 20 janvier 2022 à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

L'accord entre PS et LFI continuent de susciter les critiques. Après l'annonce jeudi soir d'un accord entre le PS et LFI, le ministre de la Santé Olivier Véran, ex-socialiste, a étrillé cette décision et en a profité pour appeler ce vendredi ses "anciens camarades" à le rejoindre au sein de la majorité présidentielle, dans une lettre ouverte publiée sur Twitter.

"Aujourd'hui comme hier, je reste convaincu que les combats que nous avons menés ensemble, c'est au sein de la majorité présidentielle que vous pourrez les porter demain", estime-t-il.

"Je fais appel à vos convictions, parce que je les connais, pour beaucoup je les partage, et je sais qu'elles ne sont pas solubles dans ce pacte improbable, dans cette alliance baroque et déséquilibrée", ajoute-t-il, taclant au passage l'accord signé entre socialistes, insoumis, communistes et écologistes.

"Ce n'est pas vous qui quittez le parti socialiste, c'est lui qui vient de vous quitter", a lâché l'ancien socialiste, comparant l'accord de son ancien parti avec les insoumis à une "fusion" ou une "soumission" qui signe la "liquidation de la gauche de gouvernement dans notre pays".

Considérant le PS comme un parti "en pleine errance idéologique", il dénonce les socialistes qui ont choisi de s'unir avec la LFI pour "des postes de députés" plutôt que pour "les idées".

Un accord loin de faire l'unanimité au PS

Le Parti socialiste et la France insoumise ont ratifié un accord jeudi soir en vue des législatives. La décision permettra à la gauche de présenter un visage uni pour le scrutin de juin prochain, après de longues tractations.

L'union suscite cependant de fortes critiques dans le camp de la gauche. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon reprochant aux électeurs d'Anne Hidalgo leurs exigeances après que leur candidate n'a récolté que 1,7% des voix à la présidentielle.

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Les socialistes de leur côté sont apparus divisés sur la pertinence de cet accord qui a vu le PS ratifier le retour de la retraite à 60 ans, la désobéissance aux traités européens ou encore l'abrogation de loi El Khomri sur le travail.

Plusieurs voix historiques du PS, comme François Hollande, Jean-Christophe Cambadélis ou Bernard Cazeneuve, se sont élevées pour critiquer ouvertement l'accord.

Article original publié sur BFMTV.com

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