"Faire naître un sentiment de proximité avec la science chez les femmes"

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Comment développer l’attractivité des sciences pour les jeunes filles a été au cœur des réflexions lors du colloque annuel les 19 et 20 novembre 2021 à Paris de l’association "Femmes et Sciences", qui prône l’égalité femmes-hommes dans les domaines scientifiques et techniques. Avec ce constat que trop peu de femmes s’orientent vers les mathématiques.

Ne pas suivre de fausses pistes, surtout. La bosse des maths, ça n’existe pas. Pour la sociologue Clémence Perronnet, il n’y a pas à chercher dans le cerveau une différence "naturelle" de conformation qui expliquerait le déficit de femmes en mathématiques ou dans le numérique… Ce sont l’histoire de nos sociétés et les rapports au savoir qu’il faut examiner, selon cette maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université catholique de l’Ouest (UCO), qui intervenait organisé les 19 et 20 novembre 2021 par l’association Femmes et Sciences (1). Et de citer Jules Verne, dont nul n’ignore les multiples ouvrages à caractère scientifique et technique, mettant en garde les lycéennes d’Amiens en 1883 de "ne pas [s’] égarer en courant dans le domaine scientifique ; Puissiez-vous en sortant du cours de chimie générale, savoir confectionner un pot-au-feu". Quand l’anarchiste Proudhon, régulièrement évoqué en cours d’histoire du XIXe, écrivait : "Contre les femmes émancipées : vous nous déplaisez ainsi, nous vous trouvons laides, bêtes, venimeuses". De quoi plomber l’ambiance ! Et ce, sans même multiplier les citations de nos chers Molière ("Une femme en sait toujours assez") ou Rousseau dans l’Emile ou l’éducation…

"La violence de nos grands hommes"

En clair, en rappelant "la violence de nos grands hommes, on comprend un peu mieux pourquoi les femmes n’ont pas confiance en elles", dit la sociologue. Malgré beaucoup d’efforts et d’initiatives de nombreuses associations, par exemple ", le constat rendrait pessimiste. "Même si les jeunes femmes sont majoritaires dans l’enseignement supérieur, moins de 40% se tournent vers les sciences. Environ 15% en numérique et sciences de l’ingénieur", précise Myrtille Gardet, inspectrice pédagogique régionale de physique-chimie. Que faire ? Alors que "les jeunes filles qui n’osent pas, représentent un réel gisement pour ces métiers", rappelle Clémence Perronnet…

Lors du colloque, qui se déroulait à la mairie du XIème arrondissem[...]

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