Faire de l'exercice dans le froid permettrait de brûler plus de graisse

Johanna Amselem
·3 min de lecture
Portrait of a healthy blond woman keeping fit one a cold winter day by doing some stretches before going for a run on a bridge, in a snowy urban city

Selon les chercheurs, pratiquer un exercice physique à haute intensité dans le froid aiderait à brûler plus de graisse que la normale.

Les températures qui chutent et la neige qui s’installe, autant de bonnes raisons pour repousser sa séance de sport. Pourtant, selon les conclusions d’une récente étude, il faudrait en réalité faire l’inverse. En effet, de nouvelles recherches suggèrent que faire de l'exercice à des températures plus basses permettrait de brûler plus de graisse que la normale, comme le rapporte Science Alert.

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Cette étude a été menée à l’Université de Laurentienne au Canada auprès de 11 volontaires adultes modérément en forme, en surpoids. Les chercheurs ont constaté que l'oxydation des lipides - terme technique pour brûler les graisses - a augmenté de plus de trois fois pendant l'exercice dans un environnement plus froid de 32 degrés Fahrenheit (zéro degré Celsius), par rapport à un environnement dit thermoneutre d'environ 70 degrés Fahrenheit (21 degrés Celsius). Des conclusions qui s’appliquent à un entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT).

Dans cette étude, les 11 volontaires ont participé à deux séances d’exercice de haute intensité séparées d'une semaine. Pendant chaque session, ils ont réalisé 10 sprints d'une minute à 90% d'effort puis une période de récupération de 90 secondes à 30% d'effort. “Il s'agit de la première étude connue à étudier les effets des températures ambiantes froides sur le métabolisme aigu pendant un exercice d'intervalle de haute intensité, ainsi que sur le métabolisme postprandial le lendemain”, écrivent les chercheurs de l'Université Laurentienne au Canada dans leur article. Avant d’ajouter : “Nous avons observé que l'exercice par intervalles de haute intensité dans un environnement froid modifie le métabolisme aigu par rapport à un environnement thermoneutre. Cependant, l'ajout d'un stimulus froid était moins favorable pour les réponses métaboliques postprandiales le lendemain”.

Augmentation de “l'oxydation des lipides de 358%”

Les chercheurs ont mesuré la température de la peau, la température corporelle, la fréquence cardiaque et la quantité d'oxygène fournie aux muscles quadriceps. Après chaque entraînement, les volontaires devaient manger une barre alimentaire riche en protéines avant de dormir. Le lendemain matin, ils devaient également manger un petit-déjeuner riche en graisses avant le prélèvement d’échantillons de sang pour mesurer les niveaux d'insuline, de glucose et de triglycérides. Un moyen de déterminer les taux d'oxydation des lipides et voir si les avantages de la nuit précédente s'étaient maintenus. Cette étude rapporte que l'exercice de haute intensité dans le froid a augmenté “l'oxydation des lipides de 358% pendant l'exercice physique par rapport à une séance de haute intensité dans un environnement thermoneutre”.

Les scientifiques précisent que le changement de la glycémie dans le corps après avoir mangé, était plus efficace après une séance d'entraînement dans l'environnement thermoneutre. “Les bienfaits sont présents pendant un entraînement par intervalles à haute intensité dans le froid mais les réponses métaboliques postprandiales sont moins favorables dans cette situation”, rapportent les chercheurs. Toutefois, avec si peu de volontaires et seulement quelques séances, il est trop tôt pour tirer des conclusions radicales de cette étude dont les conclusions ont été publiées dans le Journal of Applied Physiology.

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