Fairbourne, village en sursis à cause du réchauffement climatique

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MENACE - Coincé dans un estuaire, entre la mer d’Irlande et les montagnes de Snowdonia comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article, le village de Fairbourne est condamné à disparaître, submergé par la mer. Depuis 2014, les autorités du Pays-de-Galles travaillent sur la relocalisation du petit millier d’habitants de ce village.

Si l’impact du réchauffement climatique est très clair, l’avenir des habitants l’est moins. La montée des eaux menace la bourgade qui pourrait être sous l’eau d’ici 30 ans. Plusieurs rapports officiels au sein du pays préconisent même d’évacuer ce secteur avant 2045. Mais la tâche est lourde pour les habitants qui restent très attachés à leur village, essayant de retarder toujours plus la sentence.

Fairbourne est le premier village du Royaume-Uni menacé par la montée des eaux. Les habitants pourraient devenir les premiers « réfugiés climatiques » de la Grande Bretagne, s’ils venaient à être évacués. Et cet été, les météorologues ont alerté sur la montée bien plus rapide que prévu de la mer.

Fairbourne - Été 2022
AFP Fairbourne - Été 2022

AFP

Pris au piège

Face à cela, il a été décidé que l’autorité locale, le conseil de Gwynedd, cesserait d’entretenir les défenses contre les inondations de Fairbourne et relocaliserait les résidents à partir du milieu des années 2040. Depuis cette décision, le conseil a fait face à des critiques de la part des résidents pour ne pas avoir détaillé les plans de relocalisation, ainsi que le calendrier de ce processus.

« On nous a dit que Fairbourne serait mis hors service en 2054 », déclare à l’AFP Angela Thomas, une résidente, « mais on ne nous a pas dit où nous allions vivre... comment les personnes ayant un emploi allaient trouver de nouveaux emplois » poursuit-elle.

L’économie du village et amorphe, les ventes immobilières ont largement chuté et les biens ne valent que de modiques sommes. Pour les habitants, il est donc difficile d’imaginer de se reloger sans l’aide de l’État.

Pour autant, les habitants gardent espoir. Le gouvernement gallois réétudie la date butoir de 2054 qui ne semble pas gravée dans le marbre. Pour autant, des météorologues ont alerté les autorités galloises cet été face à une montée des eaux plus rapide que prévu initialement.

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