Macron: tous "les étrangers en situation irrégulière" qui commettent un délit "seront expulsés"

Les démissionnaires auront droit au chômage "s'il y a un projet", a précisé Emmanuel Macron lors de son interview télévisée à l'Elysée le 15 octobre 2017

Paris (AFP) - Emmanuel Macron a promis dimanche que tous les "étrangers en situation irrégulière" qui commettent un délit "quel qu'il soit seront expulsés", promettant d'être "intraitable sur ce sujet" après la mort de deux jeunes femmes à Marseille tuées par un Tunisien interpellé deux jours auparavant à Lyon et remis en liberté.

"A loi constante, on prendra des mesures plus dures, on va faire ce qu'on doit faire. Moi, j'ai découvert comme vous cette affaire. C'est pour ça que je veux être ici intraitable. Toutes celles et ceux qui, étant étrangers en situation irrégulière, commettent un acte délictueux quel qu'il soit seront expulsés", a annoncé le chef de l?État sur TF1 et LCI.

"S'est installée une sorte de pratique où celles et ceux qui sont en situation illégale sur notre territoire peuvent être contrôlés plusieurs fois, parce qu'on s'est habitués à l'incapacité de les reconduire à la frontière, on ne prend plus toutes les mesures qui doivent être prises. Eh bien cela va changer", a promis M. Macron.

"Ça veut dire aussi qu'on doit être plus efficace dans nos politiques de reconduite" à la frontière, a développé le chef de l'Etat.

"On a des relations avec les pays d'origine qui n'est pas satisfaisante" car ces derniers "n'acceptent pas qu'on leur renvoie celles qui sont dans cette situation. Donc depuis plusieurs semaines j'ai demandé au ministre de conclure des accords bilatéraux, il est en train de le faire, et d'être beaucoup plus exigeant sur ce point".

"Ça ne se fera pas du jour au lendemain mais dès demain, de premières dispositions seront prises. Au début d'année prochaine, une nouvelle loi en matière d'immigration et d'asile sera prise pour durcir les règles sur ce point et nous nous mettrons en situation d'être intraitables sur ce sujet", a conclu M. Macron.

Le gouvernement a "mis fin" mercredi aux fonctions du préfet et du secrétaire de sa préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, après un rapport pointant de "graves dysfonctionnements" dans l'affaire des deux jeunes filles tuées le 1er octobre à Marseille.

"Le risque zéro n'existe jamais, surtout quand c'est le fait d'un homme seul dans une barbarie atroce", a déclaré M. Macron.

Mais "il a été montré que des procédures attendues ne fonctionnaient pas et qu'il y a eu des défaillances". En conséquence, "deux fonctionnaires de grande responsabilité et de grand mérite ont été sanctionnés".

"Le préfet du Rhône est un grand fonctionnaire de l'Etat. Je ne l'ai pas puni. Le ministre de l'Intérieur a pris des dispositions et c'est normal parce que quand on exerce des responsabilités, on rend des comptes", a dit M. Macron.

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