Faim, froid, pression : les records du corps humain

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Si les potentialités du corps humain ne sont malheureusement pas illimitées, notre organisme est tout de même capable de survivre, plus ou moins longtemps, dans des conditions extrêmes. Explication des différents mécanismes en jeu dans cette résistance.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°207, daté octobre/ décembre 2021.

42°C : la température interne au-dessus de laquelle le pronostic vital est en jeu

Quand il fait chaud, ou que l'on pratique une activité physique intensive, notre système de régulation thermique s'active pour maintenir notre température interne à sa valeur habituelle, autour de 37°C. Il est piloté de manière très fine par l'hypothalamus, une petite structure située à la base du cerveau, qui reçoit en permanence des informations sur la température des organes et contrôle par voie nerveuse les glandes sudoripares. La sueur qu'elles sécrètent est évacuée par la peau, la vapeur ainsi provoquée produisant un effet rafraîchissant. Ce système fonctionne bien à condition que l'humidité ambiante ne soit pas trop élevée, car elle empêche alors l'évaporation. "Voilà pourquoi, sous les tropiques, malgré des températures rarement supérieures à 32 °C, une humidité de 90 % rend la chaleur difficilement supportable" , explique Keyne Charlot, de l'Institut de recherche biomédicale des armées. Par ailleurs, nous ne sommes pas tous égaux face à la chaleur.

Des mesures ont été réalisées chez des militaires qui avaient marché deux heures par une température de 40°C et un taux d'humidité de 40 %. La température corporelle de certains des sujets est montée à 38 ou 38,5°C, puis s'est stabilisée. Chez d'autres, elle a continué à croître jusqu'à 39,5°C, seuil de l'hyperthermie - autrement dit, le "coup de chaleur" : une importante réaction inflammatoire qui peut causer des lésions aux organes, dont le cerveau. À la clé : confusion, agressivité, évanouissement… jusqu'au coma. Seule solution : refroidir immédiatement l'organisme par aération, aspersion d'eau ou perfusion.

1h30 : le temps moyen de survie dans une eau à 10°C

Frissonner, grelotter, claquer des dents… Ce sont les effets les plus spectaculaires du froid sur l'organisme. En réalité, celui-ci a commencé à réagir bien avant ces[...]

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