"Facebook, le virtuel et le réel", la chronique d'Anne Roumanoff

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L'amitié virtuelle est moins fatigante que l'amitié réelle. Sur Facebook, pour présenter ses condoléances, c'est pratique, il suffit de cliquer sur une icône prière et, si on souhaite s'investir dans une relation numérique amicale, on peut même ajouter : "Je pense fort à toi." Les amis virtuels, on ne les aide pas à déménager. Confortablement installé sur son canapé, on clique sur la photo de leurs cartons encore emballés en ajoutant : "Courage!!!" Si l'on veut se débarrasser d'un ami virtuel encombrant, on clique sur "Ne plus être ami" et c'est fini.

Pas besoin, comme dans la vraie vie, de "Oui, oui, on va déjeuner. Quand ? Bientôt, je te dis ça très vite." On peut tous être beaux virtuellement grâce aux filtres. En quelques clics, on peut s'amincir la taille, s'enlever les rides et se rajouter des muscles. Le lifting numérique est gratuit et ne fait pas mal. Le souci, c'est qu'on s'habitue à cette version améliorée de soi-même, alors quand on croise son vrai reflet dans la glace on regrette qu'il n'y ait pas de filtre dans le miroir de la salle de bains pour se lisser le teint.

Les likes virtuels nous aident à supporter le réel. Dans la vraie vie, quand on change de coiffure, tout juste si nos proches le remarquent. Si l'on publie une photo sur Instagram en postant "new hair, new life", on reçoit aussitôt une avalanche de commentaires aussi simplistes qu'enthousiastes qui nous caressent l'ego : "Trop belle", "Magnifique!", "Wouah". Ensuite, on va vite liker les commentaire...


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