Confronté aux variants du virus, le gouvernement n'annonce "aucun assouplissement"

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Le Premier ministre Jean Castex et le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran ont écarté tout allégement des mesures restrictives, alors que deux variants du coronavirus inquiètent.

Jean Castex n'avait que peu de bonnes nouvelles à annoncer, jeudi soir, lors d'une conférence de presse attendue sur l'évolution de la pandémie de coronavirus en France. Si le Premier ministre veut croire que 2021 sera «l'année de l'espérance», il n'a pas manqué de souligner que «le niveau des contaminations dans notre pays reste élevé, il a même tendance à progresser depuis la mi-décembre». Avec une moyenne d'environ 15 000 nouveaux cas quotidiens, l'objectif des 5000 contaminations par jour fixé au début du deuxième confinement est loin d'être tenu. Déplorant «une pression très forte sur le système hospitalier», Jean Castex a écarté tout relâchement. «La deuxième vague est toujours là (...) nous ne sommes pas sortis d'affaire», a-t-il insisté. Au cœur des préoccupations : l'«inquiétude liée à l'évolution de la situation au Royaume-Uni», où un variant du virus mutant a été repéré.

«Deux variants nous inquiètent», a précisé ensuite Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé. Le variant sud-africain, identifié en France chez trois patients, est mal connu, a indiqué le ministre. En revanche, les craintes s'accumulent autour du variant anglais, dont 19 cas ont été repérés sur le territoire français, «dont deux dans des clusters dits à risque, un en Île-de-France, un en Bretagne». Considéré comme plus contagieux de 40 à 70%, «il est devenu en deux mois le variant majoritaire en Angleterre», a précisé le ministre. En conséquence, la fermeture des frontières avec le Royaume-Uni sera prolongée «jusqu'à nouvel ordre».

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