Face aux prochaines pandémies de coronavirus, des scientifiques américains planchent sur un traitement... à base d’anticorps de requins

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Des chercheurs de l’Université du Wisconsin-Madison (Etats-Unis) ont mis en évidence l'efficacité d’anticorps de requins face à plusieurs souches de coronavirus - y compris le Sars-Cov-2 - qui pourraient être à l’origine de futures pandémies. Les chercheurs américains espèrent ainsi pouvoir créer un traitement qui viendrait s‘ajouter à la vaccination.

Bientôt des anticorps de requins pour lutter contre les futures pandémies de coronavirus ? C’est ce que propose une équipe de chercheurs de l’Université du Wisconsin-Madison dirigée par Aaron Lebeau en association avec des scientifiques de l’Université du Minnesota et Elasmogen, une entreprise spécialisée dans le domaine biomédical. Via une étude publiée le 16 décembre dans le magazine , les chercheurs américains ont montré qu’un certain type de protéines VNARs, des récepteurs antigéniques jouant un rôle essentiel dans l’immunité adaptative des squales et produites par des requins nourrices (Ginglymostomatidés), permet d’arrêter l’infection par le Sars-Cov-2 dans des cellules humaines.

Ces protéines, formées par des cellules immunitaires de type lymphocytes B, ne sont composées que de deux chaînes protéiques lourdes contrairement aux anticorps humains qui ont deux chaînes légères en plus. Grâce à cette forme plus simple, elles sont 10 fois plus petites mais aussi plus précises que nos anticorps. Elles ont aussi une géométrie particulière qui leur permet de reconnaître les antigènes (élément généralement étranger à l'organisme et qui peut déclencher une réaction immunitaire) des coronavirus, de se lier aux protéines infectieuses et donc d’empêcher leur action sur l'organisme.

Parmi plus d’un milliard de versions d’anticorps différents, la protéine 3B4 est la plus prometteuse

Les chercheurs du Wisconsin ont dû passer au crible près d’un milliard de versions d’anticorps de requins pour trouver les protéines efficaces face aux coronavirus. Ils ont identifié trois versions de VNARs capables d'agir contre le virus Sars-Cov-1, qui est à l'origine de l'épidémie de SRAS au début des années 2000. L’une d’elles, nommée 3B4, s’est avérée efficace contre le SARS-CoV-2 et plus particulièrement contre son variant Delta. Concernant le variant Omicron, l’étude a été réalisée avant son apparition mais d’après les premiers modèles, la protéine 3B4 devrait aussi pouvoir lutter contr[...]

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