Face aux frappes de la Turquie en Syrie, l'UE menace, la France condamne

Le HuffPost avec AFP
Parmi les villes ciblées par l'offensive turque en Syrie, ce 9 octobre 2019, celle de Ras al-Ain

TURQUIE - Erodgan a mis ses menaces à exécutions. Ce mercredi 9 octobre dans l’après-midi, la Turquie a lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie contre une milice kurde soutenue par les Occidentaux dans la lutte antijihadistes, après que le président américain Donald Trump a paru laisser le champ libre à Ankara. 

Une opération qui selon le président turc Recep Tayyip Erdogan vise, “les terroristes des YPG et de Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique)” et a pour objectif de mettre en place une “zone de sécurité” dans le nord-est de la Syrie. “La zone de sécurité que nous allons créer va permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays”, a-t-il assuré.

L’attaque a rapidement déclenché de vives réactions au niveau européen et français.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exigé l’arrêt de l’offensive et a averti qu’aucun financement européen ne serait accordé “pour une zone de sécurité”. “La Turquie doit cesser l’opération militaire en cours. Elle ne donnera pas de résultat. Et si le plan de la Turquie est la création d’une zone de sécurité, n’attendez pas de financement de l’Union européenne”, a-t-il affirmé devant le Parlement européen réuni à Bruxelles”.

“La Turquie a des problèmes de sécurité à sa frontière avec la Syrie, que nous devons comprendre. Toutefois, j’appelle la Turquie, ainsi que d’autres acteurs, à agir avec retenue. Une incursion exacerbera les souffrances des civils, ce qui est déjà au-delà de ce que les mots peuvent décrire”, a-t-il dit.

La France condamne “très fermement”

Alors qu’Emmanuel Macron s’était dit en amont “très préoccupé” par le risque d’une telle attaque, la France a “très fermement” condamné l’opération et saisit le Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, quelques instants après le début de l’opération turque.

“La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont en train de finaliser une déclaration commune qui sera extrêmement...

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