Face aux enquêteurs, une défense évasive pour les Fillon

Libération.fr

«Courrier», «mémos», «revues de presse»… Lors de son audition, Penelope Fillon a décrit son travail d’assistante parlementaire de manière très peu détaillée.

On n’en sait guère plus après la publication ce week-end par le Journal du dimanche d’extraits des dix-neuf procès-verbaux issus du dossier judiciaire de François Fillon. Interrogée par les enquêteurs le 30 janvier, sa femme, Penelope, décrit de manière assez évasive son travail d’assistante parlementaire : «J’ouvrais le courrier arrivant à mon domicile, je le triais, je réfléchissais à ce que l’on pouvait faire pour y répondre.» L’épouse de l’ancien Premier ministre évoque également des «fiches», des «mémos», des interventions lors de manifestations locales, ou encore des «revues de presse».

Sur son maintien après 2002 auprès de Marc Joulaud, le suppléant de François Fillon dans la Sarthe, Penelope Fillon explique que sa «présence [l]’aidait à s’imposer au niveau local». En étant toute la semaine à Paris ? interroge l’enquêteur. «Oui», affirme-t-elle. Et sans connaître les autres assistants de Marc Joulaud ? «J’étais dans mon coin sarthois.» Son travail, d’ailleurs, se faisait «uniquement à l’oral», ce qui expliquerait l’absence de pièces écrites pour cette période. Quant au fait de cumuler deux emplois en 2012 et 2013 (assistante de son mari et conseillère littéraire à la Revue des deux mondes), elle raconte avoir été débordée : «Il n’y avait pas vraiment de week-end ou de repos hebdomadaire.»

Interrogé le même jour, François Fillon se limite, lui, à une réponse purement juridique : «Les emplois de collaborateur parlementaire sont à la seule discrétion de l’employeur et il n’y a, à ma connaissance, aucune règle de contrôle de leur temps de travail.» Celle qui semble défendre le plus Penelope Fillon, c’est la secrétaire historique de son mari, Sylvie Fourmont. «Elle me fait réserver les dates pour lesquelles son mari doit être présent… Elle décide qu’il doit participer à tel ou tel événement», détaille-t-elle (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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