La face cachée du Système solaire : des océans sous la glace

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Dès 2023, sondes, rovers et télescope géant vont scruter comme jamais notre coin d'Univers, des lunes de Jupiter et Saturne à notre propre satellite… Révélations en vue !

Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°209 daté avril/ juin 2022.

Et si les lunes glacées des régions périphériques étaient les meilleures cibles pour la recherche d'autres formes de vie dans le Système solaire ? L'hypothèse est fortement débattue dans la communauté scientifique depuis la découverte de gigantesques océans cachés sous la surface de plusieurs satellites de Jupiter et de Saturne : Europe, Ganymède et Callisto, Titan et Encelade, tous se sont avérés abriter dans leurs profondeurs de vastes réservoirs d'eau à l'état liquide. Une surprise pour les planétologues qui ont décidé de consacrer à l'étude de ces astres plusieurs missions spatiales dont la prochaine, conçue par l'Europe, partira au début de l'année prochaine. Avec un espoir : mettre au jour des indices à même de livrer la composition de ces "mers" intérieures.

Un volume deux fois supérieur à celui de toutes les eaux terrestres réunies

Ingrédient indispensable à la vie, l'eau est une molécule plutôt abondante dans l'Univers. En revanche, il est rare d'en trouver sous forme liquide. Dans le Système solaire, seules Mars et peut-être Vénus semblent avoir connu des périodes humides. Soit qu'ils orbitent au plus près de notre étoile et sont donc trop chauds, comme Mercure, soit qu'ils progressent, au-delà de la Ceinture d'astéroïdes, dans des régions froides faiblement éclairées par le Soleil, les autres corps n'ont ni fleuves, ni rivières…

Du moins, est-ce ce que pensaient les astronomes jusqu'au passage des sondes Voyager 1 et Voyager 2 à proximité de Jupiter, en 1979. Les chercheurs découvrent alors Europe, une lune entièrement recouverte de glaces, dont la surface ultra-lisse, peu pourvue en cratères, leur semble étonnamment jeune : quelques dizaines de millions d'années, tout au plus. Soit bien peu au regard de l'âge "canonique" du Système solaire : 4,5 milliards d'années ! Ils observent également d'innombrables craquelures et rayures qui semblent indiquer que [...]

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