Face au Japon, l'Espagne ne fera pas de calcul

Malgré le risque d'une suspension, Sergio Busquets devrait commencer face au Japon. (F. Faugère/L'Équipe)

Malgré sa première place au classement provisoire du groupe, l'Espagne visera la victoire ce jeudi soir face au Japon (20 heures).

Il suffit d'un match nul à l'Espagne pour assurer sa qualification en huitièmes de finale, mais n'allez surtout pas le dire à Luis Enrique. Le sélectionneur espagnol ne veut rien savoir du classement du groupe, et il va jouer pour gagner, d'autant que le piège est possible, pour la Roja : « Imaginez que l'on calcule, on fait 0-0 contre le Japon, l'Allemagne fait 0-0 contre le Costa Rica, prévient-il. Et à la 95e minute, le Japon marque et le Costa Rica marque aussi : on serait éliminés. On veut finir premier parce que les grandes équipes terminent premières. »

La première place du groupe E enverrait pourtant l'Espagne dans la partie de tableau la plus relevée, avec un huitième de finale contre la Belgique, la Croatie ou le Maroc puis un potentiel quart de finale contre le Brésil, grand favori de la compétition. « En huitièmes de finale, on jouera contre qui on jouera, et si on doit jouer le Brésil en quarts de finale, on jouera le Brésil, c'est tout,balaye Luis Enrique. Le sport de haut niveau ne calcule pas. »

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Le turnover ne devrait donc pas être trop spectaculaire même si, comme à son habitude, Luis Enrique fera quelques ajustements dans son onze. Ménagés à l'entraînement mardi, Rodri et Gavi, titulaires lors des deux premiers matches, ont repris normalement hier mais ils pourraient être laissés au repos au coup d'envoi. « Il n'y a pas besoin de forcer », a expliqué le sélectionneur.

Fati titulaire ?Sous la menace d'une suspension après avoir été averti contre l'Allemagne, Sergio Busquets sera-t-il lui aussi sur le banc ? Ce n'est pas sûr, tant le Barcelonais équilibre l'équipe. Les Espagnols se méfient du Japon, une équipe physique et disciplinée : « Ce sera un match ouvert et compliqué, dit leur entraîneur. Je pense que nous allons dominer, mais le Japon sait bien fermer, il sait presser aussi. Il faudra être efficace. »

Ansu Fati, qui n'a pas encore disputé la moindre minute, aura-t-il sa chance ? « C'est le dernier joueur que j'ai mis dans la liste, a expliqué Luis Enrique. J'ai pris huit attaquants et j'ai eu des doutes jusqu'au bout. Mais je suis très content des huit que j'ai pris, ils méritent tous de jouer et cela me désole de devoir en laisser sur le banc. »

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