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Face à la situation chaotique à Haïti, «réapprovisionner les pharmacies est extrêmement difficile»

Haïti continue de s’enfoncer dans la violence et la vie des habitants de la capitale Port-au-Prince se dégrade un peu plus chaque jour. Face à la violence des gangs, le nombre de morts et de blessés ne cesse de grandir, le secteur médical est surmené et les produits pharmaceutiques commencent à manquer. Pierre-Hugues Saint-Jean est président de l'association des pharmaciens d'Haïti.

RFI : À Port-au-Prince, les habitants vivent sous le feu des tirs des gangs, ils risquent leur vie dès qu’ils sortent dans la rue, et les hôpitaux peinent à soigner les blessés. Comment se porte le secteur pharmaceutique ?

Pierre-Hugues Saint-Jean : Concernant le cycle de distribution des médicaments en Haïti, c’est-à-dire les laboratoires, puis les agences pharmaceutiques, les dépôts de distributions et enfin les pharmacies avant d’arriver au patient, à cause de la situation de guerre qui sévit dans le pays, tous ces canaux-là sont affectés. Les trois laboratoires pharmaceutiques que nous avons en Haïti ne peuvent pas fonctionner normalement. Il y en a un qui est déjà fermé, en attendant que la situation se normalise, et les deux autres fonctionnent au ralenti. Des agences pharmaceutiques ont été vandalisées, des pharmacies ont été pillées. Dans cette situation, approvisionner ou réapprovisionner les pharmacies est extrêmement difficile.

Les canaux de productions et de distribution sont donc bloqués, mais est-ce que vous recevez de l’aide de l’extérieur ?

Pourquoi faut-il considérer ces pénuries avec gravité ?


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