Face à la réforme des retraites, l'exercice d'équilibristes des Républicains

Le principal parti d'opposition de droite ne soutient pas la grève, mais dénonce la méthode du gouvernement.

En pleine mobilisation contre la future réforme des retraites, Les Républicains ont fait leur choix : attaquer le gouvernement et la majorité plutôt que les syndicats. L'exécutif «a réussi cette prouesse incroyable de crisper la France à un point extraordinaire sans pour autant avoir mis sur la table un vrai projet pour cette réforme des retraites», dénonçait l'eurodéputé François-Xavier Bellamy vendredi sur Sud Radio. Jeudi, le patron des députés LR, Damien Abad, avait déjà attaqué sur la même ligne : «Le pays est paralysé depuis ce matin et le Premier ministre mène la politique du commentaire.» Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, allait dans le même sens : «Il est temps d'en finir avec les déclarations contradictoires de tous les membres du gouvernement.»

Autant de propos qui s'inscrivent dans la ligne fixée par Christian Jacob, le président de LR, dès mercredi. Sans refuser le principe d'une réforme, il appelait le gouvernement à sortir de l'«ambiguïté». «Aujourd'hui on a un président de la République et un gouvernement qui sont totalement anxiogènes, qui génèrent de l'anxiété et de l'inquiétude partout», fustigeait encore le député de Seine-et-Marne. «Avec Macron, les Français vont découvrir qu'ils auront les blocages sans la réforme», déplorait encore Guillaume Peltier, vice-président délégué de LR et député du Loir-et-Cher.

En critiquant sans détour la méthode, Les Républicains illustrent le contraste entre leurs positions et celles du gouvernement. Mais sur les retraites, les mesures qu'ils proposent déjà ont peu de chances d'emporter l'adhésion des salariés grévistes. Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains, expliquait ainsi sur Twitter jeudi la ligne de LR : supprimer les régimes(...)


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