Face à la pandémie, l'Opep+ ouvre prudemment ses vannes

·1 min de lecture

Face aux incertitudes économiques liées à la recrudescence des cas de Covid-19, l’alliance des pays exportateurs de pétrole Opep+ s'est accordée sur une augmentation très légère de sa production en février et mars, réalisée uniquement par la Russie et le Kazakhstan.

Soixante-quinze mille barils de plus par jour en février, puis 75 000 barils de plus en mars. C’est une ouverture des vannes très timide qui a finalement été décidée par l’alliance des 23 pays exportateurs de pétrole réunie au sein l’Opep+, après deux jours de discussions.

« Cadeau de Nouvel An » de l’Arabie saoudite à la Russie

Les incertitudes sur la reprise de la demande de pétrole étaient décidément trop fortes face à la recrudescence des cas de Covid-19 aux quatre coins de la planète. Après une hausse collective de la production de 500 000 barils en janvier, la prudence prônée par l’Arabie saoudite l’a emporté, tout en ménageant le désir de la Russie et du Kazakhstan d’ouvrir un peu les vannes.

Pour l’Opep « historique », ce sera le statu quo. L’Arabie saoudite consent même à baisser son propre quota d’un million de barils supplémentaires sur février et mars. Un geste qualifié de « nouveau cadeau de Nouvel An », par le ministre russe de l’Energie, salué également par un rebond des cours du brut à 53 dollars en fin de séance ce mardi.