Face à la pénurie d'électricité, l'Ethiopie mise tout sur son barrage sur le Nil

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Face à la pénurie d'électricité, l'Ethiopie mise tout sur son barrage sur le Nil

Des batteries de téléphone qui s'éteignent constamment, des hôpitaux privés d'équipements modernes, le recours forcé aux lampes de poche à la nuit tombée: Kafule Yigzaw a connu tous les inconvénients de la vie sans électricité en grandissant dans la campagne éthiopienne. Alors, il y a cinq ans, il a saisi la chance de travailler sur un projet destiné à électrifier le pays et la Corne de l'Afrique. Long de 1,8 km et haut de 145 m, le Grand barrage de la renaissance (GERD) doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique.           

"Notre pays a un énorme problème avec l'électricité", explique Kafule, 22 ans, en cessant quelques instants son travail qui consiste à renforcer des tuyaux d'acier destinés à transporter l'eau du Nil bleu vers l'une des 13 turbines du barrage. "Il s'agit de l'existence même de notre nation et, à mon avis, cela nous aidera à nous libérer de la servitude de la pauvreté", envisage-t-il.

Le barrage devrait commencer à produire de l'électricité d'ici fin 2020 et être complètement opérationnel d'ici à 2022. Dans toute l'Éthiopie, les paysans pauvres comme les hommes d'affaires fortunés attendent avec impatience qu'il commence à fournir les 6.000 mégawatts prévus.     

Des milliers d'ouvriers travaillent d'arrache-pied, jour et nuit, pour parachever le projet. Dans le même temps, de dures négociations opposent l'Éthiopie à ses voisins en aval, en particulier l'Égypte, inquiète pour...

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