Face à Marlène Schiappa, Alexis Corbière règle ses comptes avec les ministres de l’Éducation nationale

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POLITIQUE - Aux « Amfis », les journées d’été de La France insoumise, Alexis Corbière avait face à lui, ce vendredi 26 août, Marlène Schiappa, secrétaire d’État et représentante du gouvernement. Mais dans ce débat plutôt apaisé, le député LFI s’est choisi d’autres adversaires : Jean-Michel Blanquer et Pap NDiaye, ancien et actuel ministres de l’Éducation.

Le thème du débat était « Être républicain aujourd’hui ». Une question qui, selon Alexis Corbière, ne peut s’étudier sans parler d’éducation et d’école : « Si on veut défendre la République, défendons l’école publique ! », a lancé le député de Seine-Saint-Denis, « inquiet » face à « une école publique qui va mal ».

La faute à… Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale, accusé par le député LFI d’avoir « alimenté » les inégalités entre les écoles publiques et privées. L’évocation de l’ancien ministre, fort peu populaire dans les rangs LFI, a été marquée par des huées. « Écoutez, les électeurs se sont chargés de lui, on n’est pas obligé de le huer ici », a ironisé le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, rappel de la défaite cinglante de l’ancien ministre aux législatives dans le Loiret.

Quelques minutes plus tard, alors que la secrétaire d’État et le député abrodaient les tarifs de cantine, Alexis Corbière en a profité pour revenir sur une pique de lui avait adressée Jean-Michel Blanquer lors d’un précédent débat. « Il m’a répondu qu’avec mon salaire de député, je pouvais payer la cantine à ma fille. (...) C’est malhonnête de m’avoir répondu ça ! », a répliqué le député insoumis.

Sur sa lancée, l’élu de la Seine-Saint-Denis n’a pas non plus épargné Pap NDiaye. Sa nomination avait été saluée par Jean-Luc Mélenchon lui-même, avant que le ministre ne juge « les insoumis en situation limite du point de vue de cet arc démocratique et républicain ». De quoi jeter un sévère coup de froid : « Monsieur NDiaye, qui êtes-vous pour dire cela ? », a fustigé Alexis Corbière ce vendredi.

Au-delà de ces attaques ciblées, les échanges entre les deux responsables se sont déroulés dans le calme, malgré quelques divergences, par exemple sur l’application de la laïcité. En témoigne cette conclusion — et ce cadeau — du député LFI à son interlocutrice : une cocarde. « Une manière un peu symbolique de dire que malgré beaucoup de désaccord, il y a peut-être des choses pour lesquelles on se battra ensemble, si jamais la République est en danger. »

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