Face à l’objectif : livrer malgré le virus

Vincent, 30 ans, est livreur. Il est obligé d’aller travailler malgré la pandémie liée au coronavirus. "On croise beaucoup les livreurs, on en voit partout, on a l’impression qu’il n’y a que nous dans la ville. On peut tout livrer, que ce soit un simple repas, ou une bouteille d’alcool, des chips, des pots de pâte à tartiner", confie le livreur. Chaque minute et chaque heure, les livreurs peuvent être contaminés par le coronavirus. Les livreurs sont comme des abeilles "Si ça se trouve, depuis sept jours, je suis porteur", explique Vincent. Un client explique pourquoi il choisit la livraison malgré l’épidémie : "Pour la diversité, pour ne pas manger tous les jours la même chose, pour continuer à aller au restaurant sans se déplacer". Selon Vincent, les livreurs sont comme des abeilles : "Si on est porteur sain ou non, on peut contaminer tout un immeuble. On touche plusieurs portes, plusieurs digicodes et plusieurs ascenseurs", indique-t-il.