Face à l’inflation, l’exécutif espagnol promeut des mesures au “ton électoraliste”

ABC

“Les aliments de base ne seront pas soumis à la TVA”, titre le journal madrilène ABC en une de son édition du mercredi 28 décembre. La veille, le gouvernement de coalition de gauche a présenté un nouveau paquet de mesures – le troisième depuis le début de la guerre en Ukraine – pour faire face aux conséquences économiques et sociales du conflit sur le porte-monnaie des citoyens espagnols.

L’exécutif lève donc la TVA (IVA, en espagnol) de 4 % sur les produits de première nécessité (pain, lait, fromage, œufs, fruits, légumes, mais pas la viande et le poisson, comme le réclamait la droite) et baisse, de 10 % à 5 %, la TVA sur les huiles et les pâtes. Cette annonce fait suite à l’idée émise à la fin de l’été par la ministre communiste Yolanda Díaz de plafonner le prix des produits de base dans les supermarchés.

Le nouveau plan espagnol, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier, inclut aussi une aide de 200 euros pour environ 4,2 millions de familles dont les revenus ne dépassent pas les 27 000 euros annuels.

Rendez-vous électoraux en 2023

Par ailleurs, “la remise de 20 centimes sur le carburant […] a également été supprimée, mais les mesures de soutien aux transports publics et la gratuité des services de Cercanías [le réseau des trains de banlieue] sont maintenues”, ajoute ABC, référence de la presse conservatrice en Espagne, dans un éditorial publié sur son site.

“Il faut reconnaître qu’il y a des mesures positives pour une conjoncture exceptionnelle comme celle que traverse l’économie espagnole”, commente le journal. Néanmoins, il estime que ce paquet anti-inflation détaillé mardi par le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, a un “ton électoraliste” : l’année 2023 sera marquée de l’autre côté des Pyrénées par des élections municipales et régionales en mai et un scrutin général en novembre.

Dans la presse de gauche, El Periódico de España vante des “mesures adaptées à la réalité sociale” :

“L’économie espagnole se porte relativement bien, avec une croissance de plus de 5 % cette année, l’inflation [globale] la plus faible de la zone euro et des prix de l’électricité 54 % moins élevés qu’en Allemagne.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :