Face à l’inflation et la crise de l’énergie, les associations d’aide alimentaire en surchauffe

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INFLATION - Une crise n’attend pas l’autre. Déjà fragilisées et très sollicitées durant la pandémie de Covid-19, les associations d’aide alimentaire sont une fois de plus en première ligne de la précarité exacerbée par la crise inflationniste et énergétique. Un peu partout en France, plusieurs d’entre elles notent une augmentation de leurs bénéficiaires en cette rentrée, alors que l’inflation dépasse les 6% en France.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, Le HuffPost a visité, mardi 13 septembre, les locaux de l’Association de distribution alimentaire (ADAA) à Bourges (Cher). La structure, fondée en 2008 par Marc Arnardi, opère une distribution quotidienne de colis alimentaires à prix modique (3 euros par adulte) et une épicerie participative dans un quartier au nord de la ville.

Depuis un an, elle enregistre une hausse de 38% de ses bénéficiaires, selon Mary-Sophie Varé, attachée de direction. Déjà, en 2021, l’équipe composée de bénévoles et de salariés avait accueilli près de 5.000 personnes, dans la foulée de la crise sanitaire.

L’ADAA n’est pas la seule association à faire le constat d’une demande accrue. Dans le Bas-Rhin, par exemple, l’aide alimentaire du Secours populaire « explose », selon Rue 89 Strasbourg, tout comme à la Banque alimentaire du Calvados, rapporte France 3.

« Ça nous fait un peu peur »

Aujourd’hui, l’inflation emmène un public toujours de plus en plus large vers l’aide alimentaire, incluant même les actifs. « Ça nous fait un peu peur, parce que c’est des personnes qu’on n’a pas l’habitude de voir », explique Gwënaelle, salariée de l’association. « Déjà, ce sont des personnes qui travaillent. Ils travaillent et ils n’arrivent même plus à boucler les fins de mois », ajoute-t-elle.

« Tout le monde aujourd’hui, malheureusement, connaît la précarité », abonde Mary-Sophie Varé, qui voit défiler à la fois des étudiants, des retraités, des travailleurs, des familles monoparentales... Au HuffPost, plusieurs de ces bénéficiaires font part de leur inquiétude face à la hausse des prix dans les supermarchés.

Les crises successives fragilisent aussi les associations elles-mêmes. « On a eu la crise du Covid qui, déjà, a écrémé beaucoup de nos bénévoles. Et maintenant, ce sont les frais d’essence. Ce n’est pas gratuit de faire du bénévolat », rappelle Mary-Sophie Varé, qui pointent aussi à notre micro une baisse des approvisionnements en denrées et une hausse du coût de l’électricité pour l’association.

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