Face à l’accord de la COP27, le dépit du représentant de l’UE

COP27 - « Nous aurions dû faire beaucoup plus… » Dimanche 20 novembre, l’Union européenne s’est déclarée « déçue » par le manque d’ambition de l’accord adopté après avoir joué les prolongations à la COP 27, en Égypte, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

À l’occasion de la session plénière finale, le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans n’a notamment pas mâché ses mots pour dénoncer le contenu du texte final, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article. « Les amis ne sont amis que s’ils vous disent les choses que vous n’avez pas forcément envie d’entendre », a-t-il lancé en introduction, avant de démonter la partie de l’accord sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre.

Un discours enflammé

« Ce que nous avons là, c’est un pas en avant trop court pour les habitants de la planète. Il ne fournit pas assez d’efforts supplémentaires de la part des principaux émetteurs pour augmenter et accélérer leurs réductions d’émissions », a-t-il estimé dans un discours enflammé.

De nombreux pays ainsi que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres ont en effet estimé que les textes proposés par la présidence égyptienne constituaient un retour en arrière sur les engagements d’en relever régulièrement le niveau pris à Glasgow l’an passé. « Cette COP a affaibli les obligations pour les pays de présenter des engagements nouveaux et plus ambitieux », a par exemple regretté Laurence Tubiana, architecte des accords de Paris de 2015.

Sans compter que la question de la réduction de l’usage des énergies fossiles, qui sont à l’origine du réchauffement climatique, est à peine mentionnée dans la plupart des textes sur le climat. Le résultat de blocages orchestrés par les puissances qui profitent de cette industrie, parmi lesquelles l’Arabie saoudite, l’Iran ou la Russie par exemple.

Le charbon avait été cité en 2021 après de rudes échanges mais à Charm el-Cheikh les « suspects habituels », selon l’expression d’un délégué, s’y sont une nouvelle fois opposés pour le pétrole et le gaz.

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