Face à l’éco-anxiété, il faut de l’éco-colère

Avec moi, j’ai un manuel de résistance : Le roseau philosophe. C’est un petit recueil de beaux textes et poèmes sur la nature, dirigé par l’écrivain et réalisateur Cyril Dion. Mais pourquoi un manuel de résistance ? Pour résister contre l’algorithme effréné du monde qui vient. Parce que, si je devais synthétiser l’ensemble de mes chroniques sur trois saisons dans Le Meilleur des mondes, j’ai parlé de technologie à travers deux choses : les livres et l’écologie. Ce sont les outils de mon combat : il faut réenchanter le monde.

Par réenchanter, je n’entends pas ce cliché qui nous imposerait de voir le positif en toute chose. Ça, c’est plutôt le statu quo actuel. Je crois, au contraire, qu’il faut s’autoriser à ressentir des émotions fortes et variées face au monde qui vient : elles sont révolutionnaires face à l’artificialité. Les livres ou même l’art plus globalement nous aident en ouvrant des portes en nous. Aimer, être en colère, questionner, c’est de ça dont on a besoin pour sortir de la passivité sous algorithmes.

Face à la dystopie

Cette impression de vivre dans une dystopie inéluctable se reflète notamment dans l’éco-anxiété, qui est nourrie par notre hyperconnexion. Mais saviez-vous qu’il existe une autre notion qui émerge : eco-anger, ou éco-colère. J’ai récemment découvert une étude qui est arrivée à une étonnante conclusion. En réalisant un sondage en Australie, les auteurs ont découvert que ressentir une forme de colère face à l’inaction climatique conduisait à un engagement plus fort,

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