Face à Israël, les Palestiniens jouent leur va-tout

Par Armin Arefi
Le président palestinien Mahmoud Abbas annonce la rupture de la coopération sécuritaire avec Israël depuis son palais présidentiel de la Mouqata'a, le 19 mai 2020 à Ramallah. 

L'Autorité palestinienne a annoncé rompre sa coopération sécuritaire avec l'État hébreu pour qu'il renonce à son projet d'annexion de la Cisjordanie.


Cette fois, il a mis ses menaces à exécution. Après avoir maintes fois menacé de rompre la coopération sécuritaire avec Israël avant de faire marche arrière, Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne (AP), a joint le geste à la parole.« Suite à la décision du leadership palestinien prise le 19 mai, nos organisations de sécurité ont cessé ce jeudi toutes leurs relations avec Israël, dont l'échange d'informations et de communications », annonce au Point une source palestinienne après une rencontre organisée ce vendredi entre le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, et l'appareil sécuritaire palestinien. « Notre appareil de sécurité continuera à accomplir pleinement sa mission de maintien de la sécurité dans nos territoires pour le peuple palestinien et pour protéger nos institutions. »

D'après le quotidien israélien Haaretz, certaines forces de sécurité israéliennes ont d'ores et déjà commencé à se retirer des zones A (sous contrôle administratif et sécuritaire palestinien) et B (sous contrôle administratif palestinien mais sécuritaire israélien), où elles avaient été placées dans le cadre de la lutte commune contre l'épidémie de coronavirus. En outre, Saeb Erekat, le principal négociateur palestinien, a annoncé jeudi que l'AP avait notifié la CIA de la fin de la coordination sécuritaire avec Israël, mais également avec les États-Unis.

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« Menace existentielle » pour les Palestiniens

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