Face à la grève des chauffeurs de trains, des Britanniques perdent patience

AP - Matt Dunham

Un hiver de mécontentement s'annonce-t-il au Royaume-Uni ? Des grèves en pagaille ont lieu depuis l'été, dans un pays peu habitué aux mobilisations depuis longtemps. Les conducteurs de trains, par exemple, expriment leur colère depuis cinq mois, créant des perturbations. Ils demandent une augmentation pour affronter l'inflation galopante. Onze compagnies de transport sont en grève ce samedi 26 novembre. Certains Britanniques ne comprennent plus.

Avec notre correspondante à Londres, Marie Boëda

Une foule envahit le quai de la gare de King's Cross. Un train vient d'arriver. Les passagers rejoignent les rues bondées de la capitale.

Marc sort souriant, mais ce n'est qu'une façade.

Le train que je devais prendre a été annulé, celui d'après aussi, donc j'ai sauté dans le premier venu. Je vais être honnête, ces grévistes sont paresseux. Je suis chauffeur de camion, on ne nous donne pas plus d'argent. Je livre de la nourriture, du matériel médical. Tout ce qu'ils ont à faire, c'est conduire un train et emmener les gens.

Daniel a pris le même train. Il vit à une heure du centre de Londres. Ça fait trop longtemps que ça dure, dit-il, les grèves à répétition l'obligent à modifier ses habitudes.

Parfois, je cours pour aller au travail ou je reste chez moi. C'est assez frustrant, et je pense que ça devient ridicule. Surtout en cette période chargée à l'approche de Noël.

Le principal syndicat des conducteurs de trains regrette que les discussions n'avancent pas. Huit nouveaux jours de contestation entre décembre et janvier ont été annoncés.


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