Face à Eric Woerth, «Le Canard» monte sur ses grands chevaux

Le Canard enchaîné en remet une couche sur Woerth. Puisque l’ancien ministre du Budget veut attaquer pour diffamation le journal ayant écrit que l’hippodrome de Compiègne (Oise) a été vendu, sous sa houlette, «pour un prix préférentiel et sous-évalué», il se prend une nouvelle rafale : trois services de l’Etat avaient averti le ministre UMP que l’estimation pour la vente, en 2010, moyennant 2,5 millions d’euros, était faiblarde. Selon l’ONF, elle n’avait «aucun lien avec la valeur réelle», l’hippodrome (57 hectares) valant, à ses yeux, 15 millions d’euros. La Commission pour la transparence des opérations immobilières de l’Etat a aussi évoqué un prix «faible», bien en deçà de sa fourchette (11 à 19 millions d’euros). Enfin, un directeur général des Finances publiques a préconisé une «expertise privée». En vain. La Cour de justice de la République enquête depuis janvier pour savoir si Woerth a commis une «prise illégale d’intérêts», ce qu’il réfute, arguant que «le prix de vente a été librement fixé par l’administration selon ses méthodes habituelles», et que l’hippodrome n’a pas été bradé.

Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Les dessous d’une saga judiciaire
Ces bébés apatrides nés de mères porteuses
Mères porteuses. Repères
«Tout enfant issu d’un parent français est français»
La mort de Rudolf Brazda, dernier survivant des «triangles roses»
Suivez Libération.fr sur Facebook

Notre objectif est d'assurer la meilleure expérience possible pour nos utilisateurs et de créer une communauté respectueuse de chacun. Nous travaillons à l'amélioration de cette expérience et pendant cette période, le module commentaires a la fin de nos articles n'est pas disponible. Merci de votre compréhension.