Face à la crise : Macron copie Sarko (l’agitation en moins)

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Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron essuient tous deux une immense crise...
Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron essuient tous deux une immense crise...

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On a beaucoup glosé sur le recyclage des hommes. À l’Intérieur, Gérald Darmanin sera plus que jamais le trait d’union entre Nicolas Sarkozy, dont il fut le coordinateur de campagne, et Emmanuel Macron, ce président qui l’a fait ministre. À Matignon, le nouveau Premier ministre, Jean Castex, porte lui aussi une partie de la mémoire de « l’ex », conseiller social puis secrétaire général adjoint à l’Élysée entre 2010 et 2012. La majorité compte donc désormais un parrain rue de Miromesnil, rôle dans lequel Nicolas Sarkozy semble se complaire. En retour, l’ancien président est gratifié de la plus grande déférence républicaine. « Sarkozy veut juste veiller sur son magot électoral aujourd’hui stocké en grande partie chez Emmanuel Macron », note un ministre. Mais c’est finalement dans leurs choix de fond que les deux hommes se rejoignent le plus. Revue de détails.

Le refus du tournant social

Des chaises musicales, quelques têtes nouvelles et une grande continuité sur la ligne. Ainsi décrivait-on, en novembre 2010, le gouvernement Fillon fraîchement nommé. Après une claque électorale aux régionales et un long suspense, Nicolas Sarkozy avait décidé de conserver le même Premier ministre et le même cap. Depuis des semaines, la majorité bruissait pourtant d’une inflexion sociale, avec la possible nomination de Jean-Louis Borloo à Matignon. En juillet 2010, le discours de Grenoble, où le chef de l’État liait pour la toute première fois délinquance et immigration, avait quelque peu douché les ardeurs, mais les plus modérés de l’UMP y croyaient encore…

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