Face à la crise en Guyane, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts présente ses "excuses au peuple guyanais"

Maxime Bourdeau
La ministre des Outre-mer présente ses "excuses au peuple guyanais"

GUYANE - Du retard, une interruption puis des propos peu amènes: les négociations entre un collectif de Guyanais et les ministres Matthias Fekl et Ericka Bareigts, qui visent à sortir la Guyane de dix jours de conflit social, ont repris ce jeudi 30 mars après-midi dans une ambiance lourde.

"Madame la ministre de l'Outre-mer, le peuple guyanais vous demande de vous excuser. Nous pouvons pardonner les bêtises mais pas le mépris", a lancé lors d'une prise de parole initiale Gaelle Lapompe Paironne, membre de la délégation d'une cinquantaine de Guyanais reçus par les deux ministres à la préfecture.

Des excuses que la ministre Ericka Bareigts a d'abord refusé de prononcer avant de lancer, depuis le balcon de la préfecture, comme vous pouvez le voir ci-dessous: "Au bout de tant d'années d'histoire, c'est à moi que revient l'honneur de dire au peuple guyanais, au-delà de ma petite personne, au-delà de mes fonctions, toutes mes excuses au peuple guyanais pour qu'ensemble nous puissions construire le quotidien et l'avenir de la Guyane".


🚧#CriseSociale 🚧
"Toutes mes excuses au peuple guyanais" La ministre @ebareigts au balcon de la @PrefGuyane973.#Guyane #Dialogue pic.twitter.com/4qrRiTTyAp

— Guyane🅰️ctuHebdo (@GuyaneActu) 30 mars 2017

Sous les applaudissements, la ministre a continué: "J'espère que le travail nous avons engagé portera la Guyane plus haut. Le combat de l'égalité réelle que nous menons depuis tant d'années va se concrétiser, je l'espère."

La Guyane connaît depuis une dizaine de jours un mouvement de contestation d'une ampleur historique, sur fond de revendications sécuritaires, économiques et sociales. Mardi, ce département a connu "la plus grosse manifestation de son histoire", de l'aveu même de la préfecture, avec près de 15.000 marcheurs sur une population de 250.000 habitants. Comme un plébiscite pour l'Union des travailleurs guyanais (UTG), dont les 37 syndicats membres avaient voté à la quasi-unanimité la grève générale illimitée...

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