Face à la crise, les collectivités vont préférer ne pas investir plutôt que s'endetter

·1 min de lecture

Dans les mairies et sièges d'intercommunalité, de département ou de région, les élus s'échinent, en pleine crise sanitaire, à concevoir leurs budgets pour 2021. Dans les communes, où les élections ont eu lieu cette année, les ennuis commencent avec des ambitions à revoir à la baisse. Pour les départements et les régions, à quelques mois des scrutins les concernant, ce sont les derniers projets qui doivent être sabrés ou reportés. Partout, la même question se pose : faut-il réduire l'investissement ou s'endetter davantage?

"Pour beaucoup d'élus, la situation est préoccupante, mais pas urgente : de très nombreuses collectivités ont l'avantage d'avoir débuté la crise avec des finances saines", explique Vincent Ricolfi, qui pilote chaque année un observatoire de la dette des collectivités pour Finance Active, un cabinet de conseil qui accompagne 1.200 collectivités sur le sujet.

Pour les maires, une perte de recettes de 8 milliards d'euros sur trois ans

Depuis la baisse de la dotation de l'Etat aux collectivités de 2014, les élus locaux avaient, dans la grande majorité, réussi à diminuer leurs dépenses tout en se désendettant. Avec la contractualisation mise en place par l'Etat pour la période 2018-2022, et limitant les dépenses de fonctionnement des collectivités, le cercle vertueux a perduré. "Et la crise sanitaire va venir balayer tout ça", résume Christophe Bouillon, président de l'Association des petites villes de France (APVF).

"

Le plan est massif, c'est indéniable, mais il ...


Lire la suite sur LeJDD